Asynchrone

samedi, février 18, 2006

Nous assistons à une escalade de l'obscurantisme

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU MONDE DU 23.10.01

Pierre Legendre, historien du droit

"Nous assistons à une escalade de l'obscurantisme"

Entretien avec Pierre Legendre :

Au moment où l'État tend à se dessaisir de ses fonctions de garant de la raison et où le droit n'est plus qu'une machine à enregistrer des pratiques sociales, la souveraineté du fantasme appelle le nihilisme

"Vous avez consacré une grande part de votre énergie à rendre compte de la "construction anthropologique occidentale". Vous vous êtes interrogé, tout au long de votre œuvre, sur le sens des règles de droit et sur leur légitimité. Vous avez montré que l'Etat était jusqu'à présent le garant de la raison. Ce qui s'est passé le 11 septembre à New York signifie-t-il qu'il ne l'est plus ?

- On ne peut pas imposer par la force ce qui doit être conquis. La démocratie a été une conquête en Occident, jusqu'au moment où elle s'est retournée en devenant la caserne libertaire. De mon point de vue, il y a connivence de fait entre l'idéologie libertaire et l'ultralibéralisme. Figurez-vous qu'après la chute du mur de Berlin, Harvard Business Review a publié un article intitulé "La démocratie est inévitable". Désormais, on vous imposera la démocratie comme le business, y compris sur le mode de la menace. J'ai vu en Afrique les Etats potiches que nous avons fabriqués. Sans tradition administrative, ils ne pouvaient qu'être corrompus. Ainsi ai-je vu par exemple vendre des diplômes. La doxa de l'ONU et de l'Unesco affirmait péremptoirement que partout où le progrès technique s'installerait, la religion se folkloriserait ou disparaîtrait. J'ai pensé qu'il fallait, au contraire, travailler à faire coexister l'éducation traditionnelle, y compris l'école coranique, avec l'enseignement moderne et prendre le temps de ce métissage. Aussi ai-je dit à l'un de mes mandants qui professait ces thèses : "A mon avis, l'islam reviendra, le couteau à la main." Nous y sommes. Les institutions démocratiques ne s'imposent pas, elles doivent être conquises par les États et par les sujets.

- Mais justement, chez nous, les jeunes générations ont-elles les moyens de conquérir ces institutions démocratiques ?

- Non. La débâcle normative occidentale a pour effet la débâcle de nos jeunes : drogue, suicide, en un mot nihilisme. Notre société prétend réduire la demande humaine aux paramètres du développement, et notamment à la consommation. L'an dernier, le PDG du groupe Vivendi a dit : "Le temps politique classique est dépassé ; il faut que le consommateur et les industriels prennent le leadership." Voilà l'abolition des États programmée.

- Vous rapprochez donc le jeune Occidental qui ne sait plus donner du sens à sa vie et l'islamiste qui s'abandonne à son fantasme de mort ?

- La souveraineté du fantasme appelle le nihilisme. Dans Les Possédés de Dostoïevski, Kirilov se suicide pour prouver qu'il est à lui-même le principe de raison. En se tuant, il croit supprimer chez l'homme la souffrance et la peur, et prouver que l'humanité peut se surmonter elle-même, devenir Dieu. Nous assistons à une escalade de l'obscurantisme. Voyez, aux États-Unis, ce que certains technocrates et universitaires appellent le transhumanisme, la post-humanité qui comporte la résolution intégrale du problème de la mort (sic). Freud avait bien aperçu le creuset délirant de la raison que les religions prennent en charge en métabolisant le meurtre. Le meurtre habite l'esprit de l'homme. Dans l'entreprise, la concurrence est un meurtre transposé ; en politique, les élections le sont aussi : on renvoie son adversaire dans ses foyers. On ne rendra pas la vie supportable par des raisonnements scientifiques ou de bons sentiments, mais par des interprétations cohérentes qui peuvent exiger de chacun une part de sacrifice pour qu'on ne donne pas, par exemple, de leçons à autrui au nom de nos propres aveuglements.

- Comment le spécialiste du droit romain et du droit canonique que vous êtes a-t-il articulé son savoir avec la psychanalyse pour ouvrir le champ de cette "anthropologie dogmatique" qui structure votre travail ?

- Je me suis donné plusieurs formations. L'une d'elles, le droit romain et l'histoire du droit, a fait de moi un professeur agrégé d'histoire du droit en 1957. Les droits romain et canonique sont le cœur méconnu des sciences juridiques, qui contiennent les éléments refoulés de la construction de l'Occident. La grande querelle de l'Occident romano-canonique chrétien avec la tradition juive est aux sources d'une conception religieuse et politique de l'État qui a retenu toute mon attention. Remarquez que l'étymologie du mot État implique en général un complément de nom (l'état de quelque chose) et évoque la station verticale. L'État est la construction normative, institutionnelle, qui fait tenir debout quelque chose d'essentiel à la vie sociale. Dans le même temps, je me suis donné une formation économique. J'y ai ajouté une ! formation littéraire qui incluait la philosophie, la sociologie et la morale. Etudiant, à la fin des années 1950, j'ai eu vent de l'existence de la psychanalyse. Bientôt, j'ai commencé à fréquenter un divan. La psychanalyse sentait le soufre et son usage était alors occulte. Enfin, la fréquentation des arts, et notamment de la poésie, m'était très chère.

- En quoi le droit romain nous concerne-t-il aujourd'hui ? Informe-t-il seulement notre corpus juridique ?

- Non, il explique aussi une grande part de la réalité sociale. Armature du christianisme, il est porteur de rituels, de liturgies, d'une certaine tolérance d'autres cultures, dont Justinien, au VIe siècle, précise remarquablement les limites : "Les juifs se livrent à des interprétations insensées."

- De votre point de vue, l'antijudaïsme chrétien qui a survécu jusqu'à nos jours, et a, en partie, fécondé l'antisémitisme raciste, tient-il sa puissance du droit romain ?

- La tragédie ultime du XXe siècle, la Shoah, suppose des siècles et des siècles de haine. Je suis un homme du passé et de l'avenir lointain. Je n'habite pas le présent, car j'ai compris la nécessité de combattre la mémoire courte. J'ai vécu avec des hommes du texte, ces médiévaux pour qui l'historique est une affaire géologique, sédimentée : le passé est toujours là, présent, et le futur est là, devant nous. Le mot antisémitisme est récent. Dans ma plongée dans les littératures latines de chancellerie, j'ai été frappé par la violence antijuive de certains textes pontificaux du XIIIe siècle. Le pontife romain se considère aussi comme le pape des juifs et stigmatise la circulation d'interprétations non conformes des textes sacrés par les rabbins. Le système romano-chrétien évacue la circoncision malgré la matrice biblique, mais le corps, refoulé par le christianisme, revient sous la forme du centralisme papal. On disait autrefois de l'empereur romain qu'il avait "tout le droit dans l'archive de sa poitrine": la corporéité de la lettre s'incarne dans l'empereur, puis dans le pape, interprète unique et souverain de la parole.

- Comment ne pas penser à la façon dont Ernst Kantorowicz a fait du souverain l'énonciateur de la loi, le corps du pouvoir. Est-ce dans la même perspective que vous montrez que le corps ne se réduit pas au biologique, que, chez l'homme, la vie de la représentation prime sur la vie animale et qu'il n'y a pas de corps sans fantasme du corps ?

- J'ai correspondu avec Kantorowicz. J'ai fait traduire ses articles aux Presses universitaires de France. L'anthropologie travaille à la fois l'image, le corps et le mot. Comme lui, je pense que la modernité commence au XIIe siècle avec le Moyen Age classique, quand le christianisme latin s'est approprié le legs historique du droit romain en sommeil depuis plus de 500 ans. Ce fut le début de l'État moderne, qui bat aujourd'hui en retraite sous les coups de l'affirmation de l'individu. Et les États contemporains se lavent les mains quant au noyau dur de la raison qui est la différence des sexes, l'enjeu œdipien. Ils renvoient aux divers réseaux féodalisés d'aujourd'hui l'aptitude à imposer législation et jurisprudence. Pensez aux initiatives prises par les homosexuels. Le petit épisode du PACS est révélateur de ce que l'État se dessaisit de ses fonctions de garant de la raison. Freud avait montré l'omniprésence du désir homosexuel comme effet de la bisexualité psychique. Un exemple de transposition culturelle : le rituel monastique qui chante Jésus en l'appelant "notre Mère". La position homosexuelle, qui comporte une part de transgression, est omniprésente. L'Occident a su conquérir la non-ségrégation, et la liberté a été chèrement conquise, mais de là à instituer l'homosexualité avec un statut familial, c'est mettre le principe démocratique au service du fantasme. C'est fatal, dans la mesure où le droit, fondé sur le principe généalogique, laisse la place à une logique hédoniste héritière du nazisme. En effet, Hitler, en s'emparant du pouvoir, du lieu totémique, des emblèmes, de la logique du garant, a produit des assassins innocents. Après Primo Levi et Robert Antelme, je dirai qu'il! n'y a aucune différence entre le SS et moi, si ce n'est que pour le SS le fantasme est roi. Le fantasme, comme le rêve qui n'appartient à personne d'autre qu'au sujet (personne ne peut rêver à la place d'un autre), ne demande qu'à déborder. La logique hitlérienne a installé la logique hédoniste, qui refuse la dimension sacrificielle de la vie. Aujourd'hui, chacun peut se fabriquer sa raison dès lors que le fantasme prime et que le droit n'est plus qu'une machine à enregistrer des pratiques sociales.

- Votre passage par l'Afrique a joué un grand rôle dans votre conception du droit. Il vous a permis de relativiser nos valeurs occidentales et de lire, partout dans le monde, ce dessaisissement d'un État instituant. Vous y avez observé les édifices institutionnels par lesquels des sociétés comme la nôtre répondent à l'angoisse existentielle.

- J'ai travaillé au Gabon avec une entreprise qui vendait du développement, avec les Nations unies au Congo ex-belge, puis au Mali avec l'Unesco. J'ai compris que ma formation de juriste préoccupé des textes du Moyen Age m'était bien plus utile que les sciences économiques. Je voyais, en effet, dans les écoles coraniques des enfants réciter rituellement des versets dans la langue sacrée du Coran, qui n'était pas la leur, exactement comme les glossateurs médiévaux transmettaient en latin le droit romain disparu. Je découvrais l'égalité de tous devant la vie de la représentation : l'État occidental n'est qu'une forme transitoire de cette vie. Il reproduit du sujet institué, en garantissant le principe universel de non-contradiction : un homme n'est pas une femme, une femme n'est pas un homme ; ainsi se construisent les catégories de la filiation. La fonction anthropologique de l'État est de fonder la raison, donc de transmettre le principe de non-contradiction, donc de civiliser le fantasme. L'État, dans la rationalité occidentale, est l'équivalent du totem dans la société sans État. En Afrique, il y a aussi un au-delà de l'individu qui est peut être en train de se perdre chez nous."

Propos recueillis par Antoine Spire

Elections Palestiniennes : Point de vue de Michel WARSHAVSKY

Pour les hommes et les femmes de Palestine, la victoire du Hamas est une terrible défaite dans leur lutte pour un Etat laïque et démocratique. La tâche centrale du mouvement de solidarité en Europe est aujourd’hui de combattre avec vigueur, et sans compromis aucun, le chantage exercé par certains gouvernements européens.

Mercredi dernier, la plupart des journalistes étrangers parlaient d’ambiance festive dans les villes et les villages palestiniens où la population était en train de voter, massivement d’ailleurs, puisque le taux de participation dépassait les 75%. « Fête de la démocratie » annonçait une chaîne européenne, en insistant sur l’absence d’incidents ou d’irrégularités. Mentionnons pourtant une irrégularité majeure : les menaces des puissances américaine et européenne de couper l’aide économique au cas où les Palestiniens éliraient au Conseil législatif une majorité de membres du Hamas.

Puis vinrent les résultats : il s’avère que les menaces n’ont pas eu le succès attendu, et c’est avec une majorité écrasante que le Hamas entre au Conseil législatif palestinien, à la surprise de tous, y compris de la direction du parti islamiste. Car s’il était évident que ce dernier allait faire un bon score, capitalisant la déception populaire de la gestion catastrophique du Fatah qui avait monopolisé le pouvoir dès la mise en place de l’Autorité palestinienne en 1994, personne ne s’attendait à un tel ras de marée.

Sur les 132 députés du nouveau Conseil Législatif, le Hamas a 76 élus, le Fatah 43, et les diverses listes de gauche 13. Il est d’ailleurs intéressant de noter que dans le collège proportionnel (le conseil étant composé à moitié de députés élus à la proportionnelle sur des listes nationales et à moitié par des représentants de districts élus à la majorité des voix) les chiffres sont sensiblement différents : sur 66 députés, le Hamas a 30 élus (45%), le Fatah 27 (41%) et la gauche 9 (14%), ce qui représente plus fidèlement le véritable rapport de forces politique dans les territoires palestiniens.

Des l’annonce des résultats, commence une immense campagne de mystification internationale : « nous n’avons plus de partenaires » affirment les dirigeants israéliens ; avec la victoire du Hamas, renchérissent les médias occidentaux, le processus de paix est maintenant enterré. Comme si, à la veille des élections, il y avait eu un processus de paix ou pour le moins des négociations israélo-palestiniennes ! Comme si Mahmud Abas, le Président de l’Autorité palestinienne, et avant lui, Yasser Arafat n’avaient pas été eux aussi disqualifies comme partenaires par Ariel Sharon !

Ariel Sharon a fait, depuis longtemps, le choix de l’unilatéralisme et systématiquement refusé de considérer les dirigeants du Fatah comme des interlocuteurs, y compris dans le « retrait unilatéral de Gaza ». Ce n’est pas l’élection du Hamas qui a mis fin au processus négocié mais le refus, déclaré, du gouvernement israélien de continuer le processus d’Oslo.

Pas plus qu’Ariel Sharon aurait été, sur le tard, un homme de paix, la victoire du Hamas serait le signe d’une reprise de la guerre... qui, malgré la trêve unilatérale des Palestiniens, et en particulier du Hamas, n’a jamais été arrêtée par les forces d’occupation israéliennes.

Autre composante de la campagne de mystification, ouvertement raciste cette fois, est la description du Hamas comme un courant « fanatique », irrationnel, pour qui la violence est un but en soi, et la mort des Juifs un devoir sacré. Le Hamas est un mouvement islamiste intégriste, guidé par une certaine lecture de l’Islam avec un projet de société où il ne ferait pas bon vivre pour quiconque est épris de liberté et d’égalité. Il prône en outre la destruction de l’Etat d’Israël et la constitution d’une république islamiste sur l’ensemble du monde ou la culture musulmane est majoritaire. Pour les hommes et les femmes de Palestine, la victoire du Hamas est une terrible défaite dans leur lutte pour un Etat laïque et démocratique.

En fait le Hamas n’est pas différent des nombreux partis intégristes israéliens dont le projet de société est assez proche de celui du Hamas, et de certains partis israéliens d’extrême-droite qui s’opposent farouchement à l’autodétermination des Palestiniens et appellent à leur expulsion et leur dispersion à travers le monde arabe. Ces partis ont participé à des gouvernements israéliens divers, que ce soit celui de Yitshak Rabin (le Parti National Religieux, le Shass) ou le gouvernement du pacifiste Ariel Sharon (Moledet, l’Union Nationale), et cela n’a pas provoqué le boycott d’Israël ou la rupture de l’accord d’association entre Israël et l’Union Européenne.

Mais, contrairement aux images racistes propagées par les médias israéliens et internationaux, le Hamas est un mouvement politique extrêmement rationnel et pragmatiste : si l’islamisation du monde arabe est son objectif à long terme, y compris, pour l’instant, la disparition d’Israël, il est tout à fait prêt à accepter un cadre de coexistence avec l’Etat sioniste, à négocier avec ses dirigeants et à respecter les accords signés par l’OLP avec l’Etat juif. Il l’a clairement annoncé, dès lors qu’il acceptait de prendre part au jeu démocratique et de revendiquer le pouvoir.

L’acceptation d’une trêve à long terme avec Israël, et ce malgré le fait qu’Israël pour sa part s’est opposée à une trêve dans sa guerre de pacification, prouve que le mouvement islamiste sait être pragmatique, et le respect scrupuleux de cette trêve, malgré les innombrables provocations israéliennes montre en outre que c’est un mouvement extrêmement discipliné.

Trois décisions prises par la direction du Hamas ces derniers jours montrent la voie qu’il entend suivre : d’abord, l’acceptation de l’autorité de l’OLP (toujours encore dirigée par le Fatah) sur l’Autorité nationale palestinienne, ce qui laisse au Président Abbas une très grande marge de manoeuvre dans la poursuite d’un éventuel processus négocié... si Israël décide de mettre fin à son sabotage.

Ensuite l’appel à un gouvernement d’union nationale avec le Fatah, où les portefeuilles les plus importants seraient aux mains d’experts et de technocrates et dans lequel les dirigeants du Hamas seraient en fait minoritaires.

Finalement, la dissolution de ses propres milices dans des forces armées nationales palestiniennes.

On est donc loin d’un projet de guerre sainte, comme on nous en rabat les oreilles depuis quelques jours. En fait, la balle est dès à présent dans le camp du Fatah : répondra-t-il aux appels à l’union du Hamas ? Acceptera-t-il de renoncer au monopole du pouvoir, en particulier sur les finances et les forces armées officielles ?

Le Fatah est profondément divisé face aux enjeux nouveaux auquel il est confronté, et les risques de confrontations entre tendances rivales de la formation d’Abou Mazen sont tout à fait réels.

Des tensions similaires menacent également le mouvement de solidarité internationale, avec le risque de voir poindre des tendances à réduire une solidarité plus nécessaire que jamais, à cause du « mauvais vote » des Palestiniens. Or la tâche centrale du mouvement de solidarité en Europe est aujourd’hui de combattre avec vigueur, et sans compromis aucun, le chantage exercé par certains gouvernements européens et certains dirigeants de l’UE : les Palestiniens ont besoin du soutien international, les Palestiniens ont droit au soutien international, indépendamment du choix démocratique qui a été le leur.

Se dérober à une telle tâche reviendrait à confirmer l’horrible discours défendu par le gouvernement israélien depuis près de six ans, selon lequel en soutenant une direction terroriste (il s’agissait à l’époque de Yasser Arafat !), le peuple palestinien prouve qu’il est un peuple terroriste et qu’en conséquence, il a perdu tous ses droits.

Michel Warchawski

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A Propos de l'auteur :

Universitaire, journaliste et essayiste israélien qui se définit comme « militant antisioniste », Michel Warschawsky est le co-directeur de l’Alternative Information Center . Voix parmi les plus radicales de la gauche israélienne, et pacifiste de longue date, Warschawsky lutte depuis plus de trente ans pour une « paix juste » avec les palestiniens et pour une démocratisation de l’état d’Israël. Il y a quelques années, en plein contre-courant, et suscitant un vif débat jusque dans les pays arabes, il a reproposé la vieille idée d’un état binational et démocratique dans Israel-Palestine : Le défi binational, (Editions Textuel, 2001). Parmi ses autres livres plus récents, Sur la frontière (en collaboration avec Michèle Sibony, Stock, 2002), A tombeau ouvert. La crise de la société israélienne (Paris, 2003). A contre coeur. Les voix dissidentes en Israël, avec M.Sibony. (Paris, 2003).

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samedi, février 04, 2006

Joel de Rosnay sur France Culture : La Révolte du Pronétariat

Emission en Mp3


Un point de vue éclairé.

Pronetariat