<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><rss xmlns:atom='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' version='2.0'><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-19700437</atom:id><lastBuildDate>Fri, 12 Feb 2010 10:08:29 +0000</lastBuildDate><title>Asynchrone</title><description>Asynchrone</description><link>http://www.asynchrone.info/index.htm</link><managingEditor>noreply@blogger.com (Low)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>25</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-198404570931378352</guid><pubDate>Mon, 18 Feb 2008 20:20:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-02-18T21:24:20.441+01:00</atom:updated><title>Une courte grève et ça repart chez l'Oréal</title><description>&lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;&lt;div name="page" id="page" class="leadDoc"&gt;Les salariés sont la source des profits... Il semble normal qu'ils en touchent le fruit. Certaines grandes entreprises, dont l'Oréal semblent encore avoir du mal à le comprendre.&lt;br /&gt;Pensent elles que les gens soient aveugles, sourds et idiots ? Quel bel exemple d'égoïsme capitaliste : à vous le travail, à nous les profits. Ceci est terminé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face aux bons résultats de leur entreprise, les salariés de l'Oréal veulent gagner plus. Ils étaient plusieurs centaines à s'être mis en grève lundi pour revendiquer une augmentation générale des salaires.&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="infosDoc signatureUppercase"&gt;&lt;p&gt;Benjamin Sèze&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="infosDocEsp"&gt;LIBERATION.FR : lundi 18 février 2008&lt;/div&gt;&lt;p id="page" name="page" class="firstPara"&gt;&lt;em&gt;«Nous aussi nous le valons bien»,&lt;/em&gt; estiment les salariés de l'Oréal. Face aux bons résultats de l'année 2007 présentés mercredi par le leader mondial de l'industrie cosmétique, ses employés réclament une part du gâteau. Ils sont 5%, selon la direction, à avoir suivi lundi l'appel à cesser le travail lancé par l'union intersyndicale (CFDT, CFE-CGC,CFTC, CGT et FO).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;&lt;em&gt;«5% ça fait six cents des douze milles salariés. Pour l'Oréal c'est bien, c'est significatif»,&lt;/em&gt; analyse Georges Liarokapis, délégué de CFE-CGC, syndicat majoritaire à l'Oréal SA. Une grève éclair, de 10 heures à midi, destinée à marquer le coup avant la réunion de négociation annuelle obligatoire qui doit avoir lieu mardi entre les représentants syndicaux et la direction. Les grévistes dénoncent l'absence d' augmentation générale des salaires depuis 2004. &lt;em&gt;«Oui mais on a remplacé ce système par des augmentations individualisées, complétées par l'intéressement et la participation»&lt;/em&gt;, explique-t-on à la direction de l'Oréal. &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;«C'est le salaire qui nous fait manger»&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;em&gt;«C'est vrai qu'on touche un intéressement fort&lt;/em&gt;, admet Georges Liarokapis, &lt;em&gt;mais il est déjà à son maximum légal, et ce n'est pas suffisant pour faire face à l'inflation des ces trois dernières années. Notre pouvoir d'achat a baissé.»&lt;/em&gt; Autre inconvénient du système d'intéressement, selon Jean-Jacques Lamiable, responsable CGT: il est versé en une seule fois, au mois de juin. &lt;em&gt;«Du coup les ouvriers s'endettent le restant de l'année et il ne sert qu' à boucher le découvert de leur compte en banque. Ce n'est pas l'intéressement qui nous fait manger tous les jours, c'est le salaire.» &lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mardi, les représentants syndicaux poseront trois revendications sur la table des négociations. Tout d'abord, une revalorisation annuelle et systématique de tous les salaires par des augmentations générales basées au minimum sur l'inflation. Ensuite, un rattrapage de 9% dès cette année &lt;em&gt;«pour compenser tout ce qu'on n'a pas eu depuis 3 ans»&lt;/em&gt;. Enfin, l'instauration d'un treizième mois de salaire. &lt;em&gt;«C'est un moyen intelligent de ne pas toucher à l'intéressement, tout en donnant un nouveau souffle aux salaires»&lt;/em&gt;, explique Georges Liarokapis.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;«La direction ne peut rester indifférente»&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;A la CGT comme à la CFE-CGC, on est confiant pour la suite des événements. &lt;em&gt;«Le but de cette grève, c'était d'envoyer un message, sans pour autant bloquer le système. Tous les syndicats étaient mobilisés. La direction ne peut rester indifférente.»&lt;/em&gt; La réunion de mardi devrait être, selon eux, l'occasion de fixer un calendrier des négociations pour les mois à venir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-198404570931378352?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2008/02/une-courte-grve-et-repart-chez-loral.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-476794111523020676</guid><pubDate>Wed, 13 Feb 2008 11:17:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-02-13T12:18:35.946+01:00</atom:updated><title>Déontologie : une inflation de textes censés garantir les bonnes pratiques</title><description>LE MONDE ECONOMIE | 11.02.08 | 14h50  •  Mis à jour le 13.02.08 | 09h55&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ebranlées dans leurs certitudes, leurs organisations et par les crises qui ont précédé celle-ci - déprime économique après la guerre du Golfe après 1991, éclatement de la bulle Internet après 2001 -, les grandes entreprises mondiales ont multiplié, à partir du milieu des années 1990, les "chartes éthiques", "codes de conduite", listes de "principes et valeurs", censés encadrer les pratiques quotidiennes de leurs employés au-delà des obligations réglementaires. Toute crise s'accompagnant de scandales (Crédit lyonnais, Enron, Vivendi...), les entreprises ont aussi adopté des "principes de gouvernance" visant à mieux contrôler les décisions des dirigeants, en précisant le rôle des différents organes sociaux de l'entreprise (conseil d'administration, assemblée générale). Et chaque nouvelle crise ou scandale vient bien sûr mettre en lumière les failles des solutions mises en oeuvre pour résoudre la précédente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi, par exemple, les salariés ne respectent-ils pas les codes de conduite censés préserver l'entreprise des comportements fautifs, voire délictueux ? La sociologue Anne Salmon, chercheuse au Centre d'étude et de recherche sur les risques et les vulnérabilités (Cerrev, université de Caen) et auteure de La Tentation éthique du capitalisme (La Découverte), a interrogé employés et salariés d'une grande entreprise du secteur de l'énergie pour le comprendre. "Lorsqu'une entreprise élabore une charte, elle consulte, dans le meilleur des cas, les salariés, et rassemble facilement un consensus autour de valeurs emblématiques spontanées : honnêteté, discernement, service du client, etc." Mais, lorsque le document revient sous forme élaborée, il est immédiatement confronté par les salariés aux conditions de travail et à l'organisation réelle de l'entreprise. La sociologue classe les réactions qu'elle a enregistrées en trois catégories : "Ça ne concerne pas nos pratiques, mais celles des autres" ; "La direction, la hiérarchie, ne se conforment même pas à leur propre charte" ; "Je n'observe le code que lorsqu'un contrôle survient ; après, je retourne à ma pratique habituelle."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AMBIGUÏTÉ&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le malentendu provient souvent de l'ambiguïté du texte, parfois au présent ("voici les valeurs que respecte notre entreprise"), parfois au futur ("voilà ce à quoi l'entreprise aspire"). Dans le premier cas, la confrontation au réel laisse place au doute, voire au soupçon de mensonge ; dans le second, tout dépend de la confiance que le salarié a dans la capacité de la direction à donner les moyens d'assumer ses objectifs. "La question qui se pose immédiatement, c'est : si j'agis conformément à la charte, ma hiérarchie va-t-elle me récompenser, ou me punir ?", remarque Mme Salmon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une étude menée sur les documents de 40 grandes sociétés françaises, le cabinet Alpha Etudes note que le vocabulaire employé est précis quand il s'agit des sujets abordés (droits de l'homme, environnement, esclavage), mais flou quand il s'agit des verbes, de l'action à mener (souhaite, considère, vise à, encourage). "Le flou de la formulation protège l'entreprise d'obligations trop précises", notent les auteurs, qui soulignent que moins d'une entreprise sur cinq formule des objectifs "précis et mesurables".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, ces codes s'inscrivent dans le contexte d'une multiplication des normes (démarche qualité, normes ISO, directives européennes...) et des objectifs, qui donnent tous lieu à "reporting", tableaux de bord, indicateurs, etc., que le management de l'entreprise ne hiérarchise guère. Dans ces conditions, le salarié a tendance à choisir parmi les normes disponibles celle qui lui convient le plus ou qui lui permet de se justifier. C'est ainsi qu'un trader peut être amené à choisir la "performance" plutôt que la "conformité aux règles de contrôle" ! Ce qui renvoie in fine à la "conscience professionnelle" de chacun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autant que l'individualisation croissante des organisations - via la rémunération à la performance, l'autonomie des tâches, l'évaluation annuelle de chaque salarié - fragilise la fonction de contrôle qu'exerçait traditionnellement le collectif de travail. La réprimande du groupe, lorsque les règles professionnelles ne sont pas respectées, a plus de poids que la sanction hiérarchique. "Mais les salariés sont, ou se représentent, comme de plus en plus isolés, note Mme Salmon. Dans les documents d'entreprise, la seule collectivité représentée, à côté de photos de magnifiques usines vides, est la direction !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le management des entreprises est de plus en plus conscient de ces limites, comme l'indique la montée de la notion de risque éthique dans les rapports des auditeurs. Pour François Fatoux, délégué général de l'Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises, "la tendance est à la formalisation des engagements éthiques et des bonnes pratiques dans des accords signés avec les organisations syndicales au niveau européen ou international", afin de faire du contrôle des risques un objet de négociation. Comme le note Bernard Colasse, professeur à l'université Paris-Dauphine, "l'entreprise ne peut rejeter la responsabilité du risque sur l'éthique d'un individu, parce que cette éthique n'est pas le propre d'un individu, mais le résultat d'un système".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antoine Reverchon&lt;br /&gt;Article paru dans l'édition du 12.02.08.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-476794111523020676?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2008/02/dontologie-une-inflation-de-textes.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-3213783241383959304</guid><pubDate>Wed, 06 Feb 2008 17:09:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-02-06T18:10:59.570+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>bush</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>USA</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>fascisme</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>democratie</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>torture</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>CIA</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>terrorisme</category><title>La Maison Blanche légalise la torture</title><description>Washington a annoncé que les Etats-Unis pourront à l'avenir infliger le supplice de la baignoire pour interroger les personnes suspectées de terrorisme.&lt;br /&gt;De notre correspondant à Washington, Philippe Grangereau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LIBERATION.FR : mercredi 6 février 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président américain se réserve, pour la première fois officiellement, le droit de torturer. Mercredi, le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Fratto, a annoncé que les Etats-Unis pourront à l'avenir infliger le supplice de la baignoire pour interroger les personnes suspectées de terrorisme. Il s'est refusé à qualifier de «torture» cette pratique désignée sous l'euphémisme  «waterboarding».  Celle-ci consiste à faire suffoquer un supplicié avec de l'eau jusqu'au seuil de la mort.&lt;br /&gt;Le supplice sera infligé de manière arbitraire «selon les circonstances», a poursuivi Fratto. «Si l'on croit qu'une attaque pourrait être imminente, cela pourrait être une circonstance dont on voudra vraiment tenir compte (…) Le président (Bush) écoutera le jugement averti des professionnels du Renseignement et le jugement du ministre de la Justice en termes de conséquences légales de l'emploi d'une technique particulière».&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Mardi, alors que tous les regards étaient tournés vers les élections primaires, le directeur de la CIA Michael Hayden a reconnu devant le Congrès, que ses agents avaient jusqu'alors utilisé le supplice de la baignoire contre trois prisonniers. Cette torture aurait été infligée en 2002-2003 à trois suspects d'Al-Qaeda - Khaled Sheikh Mohammed, Abu Zubaydah et Abd al-Rahim al-Nashiri – et à eux seulement, selon Hayden. Il a justifié ces tortures en affirmant qu'elles étaient «nécessairs» car la CIA connaissait mal Al-Qaeda et devait « apprendre vite». Il a déclaré que le «waterboarding» n'aurait pas été utilisé par la CIA depuis «près de 5 ans», mais a plaidé pour que la CIA puisse toujours «légalement» l'infliger à l'avenir. Une trentaine d'autres détenus de la CIA, a-t-il encore reconnu, ont été soumis à ce qu'il appelle d'autres «techniques d'interrogatoire poussées» dont il n'a pas précisé la nature.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Les trois principaux candidats à la Maison Blanche, qu'il s'agisse d'Obama et Clinton côté démocrate, ou John McCain côté républicain, se disent opposés à toute forme de torture, et veulent fermer le camp de détention de Guantanamo Bay.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-3213783241383959304?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2008/02/la-maison-blanche-lgalise-la-torture.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-2038801697902331751</guid><pubDate>Wed, 06 Feb 2008 17:06:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-02-06T18:07:55.715+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>sarkozy</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>estrosi</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>france</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>gouvernement</category><title>Estrosi + un jet Dassault = un pot à 138.000 euros</title><description>Le secrétaire d'Etat à l'outre-mer a présenté ses excuses pour avoir loué un jet afin de se rendre à Washington plutôt que d'emprunter un avion de ligne. Coût de l'opération: 138.000 euros. Et tout cela pour assister à un «pot» à l'Elysée...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LIBERATION.FR : mercredi 6 février 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jet Bolloré de Sarkozy a à peine quitté les colonnes des journaux qu'un autre jet, propriété de Dassault celui-là, revient empoisonner la vie du gouvernement. Plus précisément celle du secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, Christian Estrosi.&lt;br /&gt;C'est le Canard Enchaîné qui révèle l'histoire mercredi. Le 23 janvier, Christian Estrosi devait s'envoler pour Washington à l'occasion de l'inscription au patrimoine de l'Unesco du lagon de Nouvelle-Calédonie. Les services du ministère avaient donc réservé douze places pour la délégation à bord d'un vol Air France dans l'après-midi. «Seulement voilà, écrit l'hebdomadaire, dans la matinée, Estrosi est informé qu'une petite sauterie présidentielle se prépare pour le soir même. Sarkozy a décidé de réunir à l'Elysée, autour d'une coupe de champagne, ses plus fidèles lieutenants.» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ne pas manquer l'événement, le secrétaire d'Etat demande qu'on décale le départ pour Washington. La Nouvelle-Calédonie peut bien attendre. Problème: aucun vol Air France n'est prévu dans la soirée. Qu'à cela ne tienne, le cabinet loue un Falcon 900 à Dassault. Coût de l'opération, selon le Canard Enchaîné: 138.000 euros. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'heure où le Président répète que les caisses sont vides, le caprice du secrétaire d'Etat passe mal. Au point qu'il a dû présenter ses excuses mercredi à la sortie du Conseil des ministres. «Bien évidemment, si on m'avait soumis ce devis, je ne l'aurais pas accepté, je souhaite présenter toutes mes excuses parce que ça ne fait pas partie de mes pratiques. J'avais un calendrier très contraint, après on ne m'a pas soumis le montant pour déplacer (...) les parlementaires et les acteurs importants qui m'accompagnaient, s'est-t-il justifié. «Je ne regrette pas ce déplacement mais je regrette les conditions dans lesquelles il a été organisé, on aurait pu sans doute faire autrement.» Le contribuable aurait «sans doute» préféré.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-2038801697902331751?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2008/02/estrosi-un-jet-dassault-un-pot-138000.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-2243741857778211844</guid><pubDate>Sun, 06 Jan 2008 00:44:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-01-06T01:47:42.789+01:00</atom:updated><title>Marché de l’électricité : Poweo attend toujours le déclic</title><description>Energie.&lt;br /&gt;Six mois après l’ouverture du secteur, l’opérateur privé n’a séduit que 35 000 clients.&lt;br /&gt;ALEXANDRA SCHWARTZBROD&lt;br /&gt;Liberation.fr : samedi 5 janvier 200&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez Poweo, on ne doit pas montrer patte blanche à l’accueil pour rencontrer le patron, comme chez EDF. Il suffit de trouver son chemin tout seul, au cœur du quartier des Champs-Elysées, dans un de ces immeubles de bureaux à l’américaine où les entreprises squattent tout ou partie d’un étage, puis tâcher de repérer celui qui a plus de 40 ans. Facile. Chez Poweo, où la moyenne d’âge est de 28 ans, ils semblent tous montés sur ressorts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Draguer. Et les ressorts, l’entreprise de Charles Beigbeder, 43 ans, va en avoir bien besoin. Créé il y a un peu plus de cinq ans pour profiter de l’ouverture du marché de l’électricité, Poweo peine à s’imposer. Au 1er janvier, 35 000 consommateurs seulement avaient quitté EDF depuis le 1er juillet 2007, date à laquelle les particuliers ont commencé à avoir le choix entre l’opérateur public et des concurrents privés. Et sur ces 35 000 aventuriers, environ 8 000 ont fait confiance à Poweo (2 000 pour la fourniture de gaz), ce qui est peu comparé aux 100 000 espérés avant fin 2007. «Sur les premières bascules, on a eu des parts de marché de 50 %, ce qui n’était pas mal. Et puis l’opérateur public a relancé 11 millions de Français en leur envoyant un mailing. Surtout Direct Energie [a utre fournisseur alternatif d’électricité, concurrent direct de Poweo, ndlr] a fait un bon score en allant, discrètement mais agressivement, faire de la vente à domicile», confie Charles Beigbeder à Libération. Du coup, Poweo a redéfini sa stratégie commerciale et vient de racheter un réseau de vente directe, Orevad, pour tenter de remonter la pente en allant draguer le consommateur «à la source», chez lui. «Je ne suis pas un adepte de la vente à domicile, admet pourtant Beigbeder.Sauf à contrôler parfaitement le discours commercial au client, je pense que ça peut être dangereux.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tarifs. C’est que l’heure n’est plus aux états d’âme. «Les 160 commerciaux d’Orevad vont devenir salariés de Poweo, je ne voulais surtout pas que cette activité soit externalisée. Nous sommes 420 personnes désormais, prêts à réussir la vraie ouverture du marché.» Car, depuis quelques semaines, la donne a changé. Après de houleuses discussions, l’Assemblée nationale a adopté le 13 décembre un amendement permettant à tous les particuliers qui choisiraient un concurrent d’EDF de revenir aux tarifs réglementés s’ils n’étaient pas satisfaits. Une proposition soutenue par les associations de consommateurs, mais aussi par les nouveaux concurrents d’EDF et GDF. La Bourse, d’ailleurs, ne s’y est pas trompée. Dans les jours qui ont suivi, l’action Poweo a grimpé. «Sans cette réversibilité, on ne pouvait pas y arriver, le consommateur avait trop peur de quitter EDF, reconnaît Beigbeder. A partir du moment où PPDA, au journal de 20 heures, a annoncé en juin que le consommateur ne pourrait plus revenir en arrière, on était morts. Cet obstacle psychologique levé, on peut vraiment démarrer.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Miraculé donc, Poweo sait qu’il doit faire très fort dans les mois qui viennent pour s’imposer sur le marché. Mais comment cette petite boîte peut-elle assurer une offre avantageuse par rapport à celle du géant EDF dont les prix sont réglementés ? «Notre mission est d’abord d’aider le consommateur à mieux consommer, en proposant notamment des bilans énergétiques, en rendant le "compteur" intelligent. Mais surtout, nous avons sécurisé notre approvisionnement sur le long terme», assure Beigbeder. L’opérateur privé a ainsi conclu un accord de «swap» décalé avec l’opérateur public qui prévoit un échange de capacité sur quinze ans. Aux termes de cet accord, EDF fournit à Poweo de l’électricité de base (produite par le nucléaire, donc peu coûteuse) entre 2007 et 2022, et celui-ci fournira à EDF de l’électricité de pointe entre 2009 et 2024. Sa première centrale électrique est en cours de construction près de Maubeuge, la fin du chantier est prévue pour la fin de l’année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eloges. De toute façon, Beigbeder, qui est aussi un des piliers du Medef, ne croit pas que les tarifs réglementés tiendront longtemps. «Les tarifs réglementés, c’est "grenellement incorrect". Comment voulez-vous que les gens se désintoxiquent de l’électricité [i l dit «élec» comme un ado qui mange ses mots] si les prix n’augmentent pas ? D’autant que si les tarifs grimpent, les énergies nouvelles deviennent rentables.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, cet homme pressé et ambitieux, parfaitement en ligne avec l’ère Sarkozy, est très apprécié chez EDF. Pierre Gadonneix, le patron de l’opérateur public, ne tarit pas d’éloges sur lui, vantant son «charme» et son «énergie». Beigbeder sourit. «Normal, je milite à fond pour la privatisation d’EDF. Cela permettrait de rembourser la dette de l’Etat, ainsi la rente nucléaire serait rendue aux Français. Mais ce serait bien aussi qu’EDF accepte de partager et que d’autres opérateurs comme GDF-Suez ou Poweo puissent investir dans le nucléaire.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, il va falloir ramer. Si le chiffre d’affaires est en hausse (à près de 350 millions d’euros), les résultats sont dans le rouge, conséquence des gros investissements effectués ces derniers mois. Actionnaire de son entreprise à hauteur de 13 %, aux côtés de l’électricien autrichien Verbund (30 %), le reste du capital se partageant entre le flottant et 4 000 actionnaires privés, Beigbeder n’a pas droit à l’erreur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-2243741857778211844?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2008/01/march-de-llectricit-poweo-attend.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-2559797253260000365</guid><pubDate>Sat, 24 Nov 2007 21:57:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-11-24T22:59:32.887+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>trading</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>trader</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>finance</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>bourse</category><title>Nassim Nicholas Taleb, le sauvage de la finance</title><description>&lt;a href="http://www.lemonde.fr"&gt;LE MONDE&lt;/a&gt; | 20.11.07 | 14h44  •  Mis à jour le 20.11.07 | 14h44&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean mal coupé. Chemise débraillée. Barbe approximative. Installé dans un petit restaurant libanais de Manhattan, Nassim Nicholas Taleb détonne dans le milieu des golden boys new-yorkais. "Je ne me souviens pas l'avoir jamais vu porter un costume", confirme Carl Bareiro, son ami et ancien collègue au sein de la banque d'affaires Crédit suisse First Boston. "Je suis toujours habillé comme ça", confirme l'intéressé. "Ça choque parfois", concède-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nassim Nicholas Taleb, 47 ans, est assez diplômé (master de finances à l'université de Wharton, aux Etats-Unis, doctorat d'économie à l'université Paris-IX-Dauphine...), polyglotte (il assure parler sept langues et en lire dix, dont l'arabe, l'hébreu, le grec...) et n'en est pas à sa première incartade dans le milieu convenu de la finance. Choquer fait même partie de son fonds de commerce. Depuis qu'il a publié son deuxième ouvrage, en 2005, Fooled by Randomness, traduit en français par Le Hasard sauvage (Les Belles Lettres, 21 euros), cet expert du hasard, détracteur des probabilités financières, suscite les polémiques, voire les encourage. Son premier livre était consacré à la technique financière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses écrits sont des best-sellers qui dépassent les 200 000 exemplaires aux Etats-Unis. Ils cherchent à démonter les modèles statistiques des financiers, utilisés par les fonds spéculatifs (hedge funds), pour engranger un maximum de profits. Nassim Nicholas Taleb est lui-même familier desdits modèles. "J'ai été trader pendant dix-huit ans. Je sais que ça ne marche pas", tranche-t-il aujourd'hui. Il en fait la démonstration dans ses livres et depuis neuf ans dans les universités les plus prestigieuses, New York, Massachusetts, London Business School. "Je donne des cours de logique et de finance. J'explique aux élèves que ce qu'on leur apprend est faux", lâche-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette apparente contradiction n'est pas sans effet secondaire. "Si Nassim Nicholas Taleb avait été contemporain de Socrate, il eût certainement été condamné à mort par ses pairs pour les critiques acerbes et fort justes dont il les abreuve", estime sans ironie sa traductrice dans la préface du dernier ouvrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A défaut de mise à mort, les requins de la finance ont tenté de le discréditer. Nassim Taleb gère aujourd'hui son propre hedge fund à New York. "Certains ont fait courir le bruit que j'avais accumulé des pertes de près de 1 milliard de dollars. C'est totalement faux", grommelle-t-il. Mais, pour certains, Taleb joue aussi de la critique dont il fait l'objet. "Il prend parfois une posture un peu christique. Il est assez critiqué, mais c'est aussi une forme de marketing", explique un trader à New York.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Habitué des médias et des studios de télévision aux Etats-Unis, ce trublion n'hésite pas à quitter un plateau, même prestigieux, dès qu'il s'estime persécuté ou incompris. Tout en se prêtant assez facilement au jeu de l'interview. "Nassim énerve beaucoup de gens, ce qui l'amuse, car plus que tout il veut débattre", atteste l'un de ses amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Débattre, mais aussi faire entendre "sa" vérité. Nassim Nicholas Taleb se pose en Robin des bois de la finance. Et pioche ses arguments dans la philosophie ou les sciences cognitives plus que dans les manuels d'économie. "Ma bibliothèque contient presque autant de livres que celle d'Umberto Eco", assure-t-il avec orgueil. Il admire des penseurs plus ou moins connus : Pierre Bayle (1647-1706), Simon Foucher (1644-1696), Pierre-Daniel Huet (1630-1721), ou encore le spécialiste des sceptiques grecs Victor Brochard (1848-1907). Il cite aussi Montaigne "pour son humilité épistémologique et son habileté à savoir gérer sa vie en fonction de ce qu'il ne sait pas".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son combat : l'"éthique". Sa bête noire : les financiers qui s'enrichissent en dupant les investisseurs sur leur prétendu sens des affaires. Pour lui, les traders sont la plupart du temps "des nigauds chanceux". Le Hasard sauvage débute ainsi par le récit de la réussite d'un financier riche et audacieux, John. "Un bref échange professionnel aurait révélé qu'il avait la profondeur intellectuelle d'un professeur d'aérobic", écrit-il. Chez les courtiers, le parallèle irrite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Taleb persiste. "Le monde de la finance est dominé par les événements rares", estime-t-il. La richesse est donc le fruit du hasard, d'une roulette russe, et non d'un talent quelconque. Et de dénoncer ceux qui se vantent de dompter l'avenir grâce à des modèles de probabilités sophistiqués. "Au coeur de ces modèles il y a des mathématiques élégantes, mais la vie n'est pas élégante", insiste-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nassim garde en mémoire la guerre du Liban en 1975 : "Un choc." Il avait 15 ans à l'époque et devra s'exiler en France une année, avant de reprendre ses études au lycée français de Beyrouth. Sa famille, tissée d'anciennes éminences politiques (son grand-père et son arrière-grand-père maternels ont été vice-premier ministre au Liban), restera marquée. De ce traumatisme, Taleb retiendra que les crises, quelles qu'elles soient, sont le lot de l'histoire. Laisser croire qu'on peut empêcher ou maîtriser une catastrophe, c'est "mépriser l'histoire", estime-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les experts, la pilule est dure à avaler. Nicole El Karoui, normalienne, professeur à l'Ecole polytechnique et à Dauphine, où son master "Probabilités et finance" forme les futurs cracks de la finance, balaie rapidement le "sujet Nassim" : "Ce qu'il dit est très pertinent, mais ce n'est pas un mathématicien, c'est un gestionnaire." "Et un provocateur", ajoute-t-elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nassim Nicholas Taleb a parfois des allures de savant fou. Il ne répond pas au téléphone. "Le bruit me déconcentre", explique-t-il. Mais si sa démonstration est effrontée, les événements lui donnent raison. Le krach boursier de 1987 a fait péricliter les premiers systèmes électroniques, les "program trading", utilisés par les traders à l'époque. Cet été, la crise financière due aux déboires des crédits immobiliers à risque aux Etats-Unis, les fameux subprimes, a encore chahuté les modèles statistiques financiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nassim Taleb espère donc que son ouvrage finira par rencontrer un écho planétaire. " Le Hasard sauvage a été traduit en vingt-trois langues", se réjouit-il. Mais, en France, son oeuvre est passée inaperçue. "Les Français ont toujours mis du temps à m'aimer", regrette-t-il. En attendant la reconnaissance hexagonale, il parcourt le monde pour développer sa thèse dans les colloques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philosophe. Prêcheur. Nassim Nicholas Taleb est alors subitement rattrapé par son profil de financier. "Pour mes interventions, je suis presque aussi bien payé qu'Alan Greenspan (l'ancien président de la Réserve fédérale américaine)", glisse-t-il. Et de montrer avec fierté le chiffre de 100 000 dollars qui doit être viré prochainement sur son compte en banque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claire Gatinois&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-980414,0.html"&gt;Article paru dans l'édition du 21.11.07.&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-2559797253260000365?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2007/11/nassim-nicholas-taleb-le-sauvage-de-la.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-2950865829386950131</guid><pubDate>Sat, 24 Nov 2007 21:53:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-11-24T22:56:44.813+01:00</atom:updated><title>Les salaires, fil rouge de la colère</title><description>De Yoplait aux agences bancaires LCL, les arrêts de travail se multiplient depuis 15 jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NICOLAS CORI et PIERRE-HENRI ALLAIN (envoyé spécial au Mans)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.liberation.fr/actualite/politiques/293283.FR.php"&gt;LIBERATION.FR&lt;/a&gt;: vendredi 23 novembre 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le service public est loin d’être le seul à avoir mal à son pouvoir d’achat. Car mardi, jour de la grève des fonctionnaires, c’était aussi celle de salariés de plusieurs entreprises privées de l’agroalimentaire. Au total, un peu partout en France, 500 appels à participer aux manifestations ou à arrêter le travail sur les sites des entreprises ont été lancés. «Le pouvoir d’achat a tellement diminué que tous les salariés sont pris à la gorge», estime Maryse Treton, secrétaire de la fédération CGT pour l’agroalimentaire. Et l’industrie agroalimentaire connaît aussi la pénibilité: «Depuis une dizaine d’années, le nombre de maladies professionnelles et d’accidents du travail a explosé. On compte actuellement un mort par semaine en moyenne dû à un accident du travail dans ce secteur.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avant-postes&lt;/span&gt;. Au Mans, plus de 80 % des 330 salariés de l’usine Yoplait ont débrayé pendant deux heures. «Nous avons été surpris par l’ampleur de la mobilisation, souligne Thierry Renaudin, délégué CGT. Il y avait parmi nous des salariés qui d’habitude ne nous suivent pas.» Pour le syndicat, plus question de se satisfaire des 1,6 % d’augmentation négociée en février par la CFDT et la CFTC. «Il y a cinq ans, on produisait au Mans 100 000 tonnes de produits frais [yaourts, fromage, crème fraîche, ndlr], précise Philippe Trassard, secrétaire du CCE de Yoplait-France. Aujourd’hui, on en produit 160 000 tonnes avec presque 200 personnes en moins et une rentabilité bien plus importante.»Les salaires, eux, n’ont guère augmenté: entre 1 400 et 1 500 euros nets par mois pour des employés dont l’âge moyen est de 43 à 45 ans. «Il y a de moins en moins de monde dans l’usine et la charge de travail est de plus en plus élevée, résume Jean-Marie, 44 ans, en blouson bleu et tenue blanche de rigueur. Pendant ce temps tout augmente, les prix et les bénéfices de l’entreprise, tout sauf nos salaires.» Sur les deux autres sites industriels de Yoplait, à Vienne en Isère (300 salariés) et à Monéteau dans l’Yonne (210 salariés), le débrayage s’est prolongé jusqu’à mercredi midi. Dans la Sarthe, l’entreprise de salaisons Bahier (380 personnes) a quant à elle été aux avant-postes. Ses salariés avaient entamé dès dimanche une grève qui s’est terminée mardi soir. Et toujours les mêmes revendications: revalorisation des rémunérations (certaines ne dépassent pas 1 000 euros net), et meilleures conditions de travail. La CGT de l’agroalimentaire annonce d’ailleurs à ce sujet une campagne au slogan explicite: «Arrêtez le massacre!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Faramineux&lt;/span&gt;. A Paris, autre secteur, autre grève. Dans la banque, il y a les traders, qui gagnent des sommes faramineuses, mais aussi les salariés qui travaillent dans les agences ou le «back-office». Et dont les fiches de paie ne souffrent pas la comparaison. Certains d’entre eux à LCL (ex-Crédit lyonnais) étaient en grève hier, à l’appel de FO, de la CGT et de la CFTC, pour demander des hausses de salaire et protester contre leurs conditions de travail. Selon la direction, plus de 30 agences sur 2000 étaient fermées, pour un taux de 9 % de grévistes (30 % selon la CGT).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant le siège de LCL, boulevard des Italiens, où 300 salariés étaient rassemblés, on rappelle que le scandale du Lyonnais, dans les années 1990, avait poussé les salariés à accepter pendant des années de modérer leurs salaires. «On a lourdement payé, raconte Francine Guillard (CGT). Aujourd’hui, les profits sont de retour, colossaux. Sauf que la direction veut bien partager les pertes, mais pas les profits.» Suite à la négociation salariale, l’entreprise propose 625 euros d’augmentation par an pour les salariés dont le revenu est inférieur à 33 000 euros par an. Soit 77 % du personnel. Un petit geste qui ne satisfait pas. «Il ne s’agit que de suivre l’inflation» , remarque Philippe Kernivinen (FO). Et qui en plus, est assorti d’un «chantage» : si aucune organisation ne signe l’accord, la hausse ne sera plus que de 450 euros. Le reste de l’enveloppe servant à des augmentations individuelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;«Idée reçue».&lt;/span&gt; Pour autant, personne ne décrit une situation rose dans le reste de la profession. «Pourquoi croyez-vous que la Société générale loue le stade de France pour recruter des jeunes?, souligne Sébastien Busiris, secrétaire fédéral FO. C’est une idée reçue de croire que les employés de banque sont bien payés. Et les jeunes diplômés s’en rendent compte.» Et le délégué FO de souligner que Sarkozy a beau brandir la question du pouvoir d’achat, la profession bancaire, elle, n’en a cure. Une réunion sur les négociations salariales au niveau de la branche est prévue lundi matin à l’Association française des banques (AFB), mais, a priori, aucune hausse ne devrait être proposée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-2950865829386950131?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2007/11/les-salaires-fil-rouge-de-la-colre.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-4888163370182849520</guid><pubDate>Sat, 08 Sep 2007 21:40:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-09-08T23:45:43.618+02:00</atom:updated><title>La pierre trop lourde pour les Français</title><description>&lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt; &lt;div name="page" id="page" class="leadDoc"&gt;Les signes d’un arrêt de la hausse de l’immobilier se multiplient. Une accalmie attendue par des acheteurs à bout de souffle, alors que les taux remontent.&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="infosDoc signatureUppercase"&gt; &lt;span class="signatureCapitalize"&gt;Par &lt;/span&gt;TONINO SERAFINI&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="infosDocEsp"&gt;Liberation.fr : samedi 8 septembre 2007&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div name="page" id="page" class="firstPara"&gt;Triste anniversaire pour les ménages écartés de l’accession à la propriété par des tarifs de la pierre devenus inaccessibles, spécialement dans les grandes agglomérations où les prix sont au zénith. Cet automne, le marché de l’immobilier va fêter une décennie d’augmentation vertigineuse et ininterrompue des prix. &lt;em&gt;«Entre 1997 et 2007, les prix des maisons et des appartements ont progressé de 142%»&lt;/em&gt;, constate platement Nicolas Thouvenin responsable des études économiques à l’Observatoire des marchés de la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier). En Ile-de-France, région la plus chère de l’Hexagone, la hausse atteint 156% selon la Chambre des notaires. Des chiffres qui détonent dans un environnement économique marqué par une hausse modérée des prix à la consommation et une évolution modeste du pouvoir d’achat des ménages.&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt; &lt;div name="page" id="page" class="articleLinkDoc"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;  &lt;strong&gt;Un été de turbulences&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;Mais depuis quelques semaines, les nuages s’amoncellent. La crise des «subprime» aux Etats-Unis liée aux crédits immobiliers a constitué une première secousse. Puis la publication d’une succession d’indices témoigne d’un marché immobilier franchement plus hésitant: prix orientés à la baisse en juillet (-1,5% selon la Fnaim), affaissement des ventes dans le neuf au deuxième trimestre, gonflement des stocks chez les promoteurs, hausse des taux d’intérêt… &lt;em&gt;«On s’achemine vers une longue période de stagnation de l’immobilier qui se traduira à terme par une baisse des prix en euros constants. L’ajustement se fera au long cours. Mais c’est indispensable car l’immobilier est surévalué en France», analyse Jean-Pierre Petit, directeur de la recherche économique et stratégique chez Exane-BNP-Paribas. Il exclut a priori un krach, &lt;em&gt;«sauf gros choc au niveau des taux d’intérêts».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt; &lt;/em&gt; &lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt; Mais d’autres économistes tablent sur une issue plus brutale. Marc Touati juge  &lt;em&gt;«inévitable une baisse des prix de 10 à 15%» dans les deux ans. «Mais une fois qu’elle sera enclenchée, on ne sait pas où elle s’arrêtera. En tout état de cause, l’immobilier doit recoller à la réalité économique. En valeur, le PIB n’a progressé que de 30% en dix ans. L’immobilier quatre fois plus», s’exclame-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;  &lt;em&gt;Le krach immobilier du début des années 1990 s’était traduit par une chute de 40% des prix de la pierre en cinq ans (voir le graphique ci-contre).&lt;/em&gt; Quels que soient les scénarios envisagés, chacun considère que le marché est entré dans une période charnière qui augure un autre cycle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;  &lt;strong&gt;L’impact psychologique  de la crise américaine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;Le marché de l’immobilier français n’est pas directement concerné par la question des  &lt;em&gt;subprime qui touche les Etats-Unis de plein fouet&lt;/em&gt; (lire aussi pazge 19). Dans l’Hexagone, les banques ne financent pas des acquéreurs aux ressources incertaines. Mais l’immobilier français n’est pas à l’abri de dommages collatéraux. « &lt;em&gt;La crise américaine risque d’avoir un impact psychologique sur les acheteurs français»&lt;/em&gt;, juge Jean-Pierre Petit. Il pointe les craintes que peut inspirer la vague  &lt;em&gt;«d’au moins un million de ménages américains qui vont se faire saisir leur maison». Par ailleurs, la baisse des prix de l’immobilier outre-Atlantique peut inciter les acquéreurs français à la prudence. «&lt;/em&gt;  &lt;em&gt;Les gens peuvent se dire: si ça baisse aux Etats-Unis, pourquoi ça ne baisserait pas aussi en France, d’autant que les prix sont très élevés?» Pour Geoffroy Bragadir, fondateur du site de courtage en ligne Empruntis.com, ce réflexe de prudence peut notamment toucher les «investisseurs qui achètent des logements pour les louer. Une clientèle qui représente tout de même 6 à 7% des ventes dans le neuf».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;La crise des  &lt;em&gt;subprime&lt;/em&gt; fait aussi planer le risque d’une restriction de l’offre de crédit par les banques qui vont redoubler de prudence.  &lt;em&gt;«Elles vont introduire une prime de risque supplémentaire et donc se montrer plus sélectives dans l’octroi des prêts. Ce qui revient à un rationnement du crédit», pointe Marc Touati. Moins de crédits, c’est moins d’achats, et donc un marché immobilier atone. Mais chez les courtiers, on semble nuancer ce propos. &lt;em&gt;«Les banques ont effectivement durci leurs conditions. Mais cela date de 2006. Avant on finançait jusqu’à 100%, voire 110% du montant d’une acquisition»&lt;/em&gt;, confesse l’un d’eux.  &lt;em&gt;«Aujourd’hui, pour qu’un dossier passe, l’acheteur doit avoir un apport de 10%.»&lt;/em&gt; &lt;/em&gt;Une chose est certaine.  &lt;em&gt;«Cet été, les banques ont relevé leurs taux»&lt;/em&gt;, souligne Christophe Crémer, PDG de Meilleurstaux.com. Pour un prêt sur vingt ans, les taux sont à 4,70% hors assurance contre 3,25% en 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;  &lt;strong&gt;Des acheteurs  au bord de l’épuisement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;Ce qui lamine la solvabilité des acquéreurs déjà sérieusement mise à mal par la flambée des prix.  &lt;em&gt;«Il faut parfois une vie de salariat pour acheter un logement»&lt;/em&gt;, reconnaît en courtier en immobilier. La hausse des prix a entraîné un allongement généralisé de la durée des prêts. On emprunte sur vingt, vingt-cinq ou trente ans, voire plus. Mais ça ne suffit pas toujours pour boucler un budget d’acquisition. Les acheteurs sont au taquet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;Des stocks de logements neufs au  plus haut&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;Du coup, les ventes ont tendance à fléchir. Au premier trimestre 2007, le nombre de transactions a reculé de 3,3% en Ile-de-France, selon la Chambre des notaires. Et les résultats du deuxième trimestre, qui seront publiés début octobre, ne devraient pas être meilleurs. Par ailleurs, des statistiques publiées fin août par le ministère de l’Ecologie — qui chapeaute la direction de l’Equipement — font état d’une forte hausse des stocks de logements neufs en France. Au 30 juin 2007, ils atteignaient 88 600 unités contre 35 000 en 2004, lorsque le marché était euphorique. Il faut remonter à 1993 pour trouver des stocks aussi importants. Dans l’ancien, des courtiers en prêts immobiliers font état d’une baisse des transactions à Aix-en-Provence ou Marseille depuis plusieurs mois. Mais de nombreuses autres villes seraient touchées, comme en Seine-Saint-Denis, voire à Paris — où le mètre carré vaut désormais, en moyenne, 5867 euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;Aujourd’hui, les accédants à la propriété peuvent légitimement craindre de surpayer leur logement et de boire un bouillon financier au cas où ils seraient contraints de revendre dans quelques années. L’apparition de nouveaux prêts (lire page suivante) pour tenter de solvabiliser coûte que coûte les acheteurs témoigne d’un marché à bout de souffle qui cherche des subterfuges pour retarder un retournement qui semble de plus en plus proche. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-4888163370182849520?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2007/09/la-pierre-trop-lourde-pour-les-franais.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-7304917749615577205</guid><pubDate>Mon, 09 Jul 2007 17:54:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-07-09T19:57:22.286+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>chine</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>europe</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>protectionnisme</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>libre échange</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>économie</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>libéralisme</category><title>«Le retour au protectionnisme est inéluctable»</title><description>&lt;div name="page" id="page" class="leadDoc"&gt;Faut-il augmenter les barrières douanières ? Interview de Jean-Luc Gréau, économiste.&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="infosDoc"&gt;Par Grégoire Biseau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="infosDocEsp"&gt;QUOTIDIEN : lundi 9 juillet 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etrangement, c’est à la fois la question du débat économique la plus sulfureuse et la moins débattue : faut-il oui ou non recourir à des mesures protectionnistes pour mieux encadrer le commerce mondial ? Tentative d’explication avec l’économiste Jean-Luc Gréau.&lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt; &lt;table style="width: 206px; height: 85px;" class="articleLinkDocTable"&gt; &lt;tbody&gt;&lt;tr&gt; &lt;td colspan="1" class="articleLinkColHaut"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;strong&gt;Vous êtes un des rares économistes à remettre en cause les effets du libre-échange. Pourquoi ce débat semble aujourd’hui tabou ? &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;  &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;Deux raisons expliquent qu’aujourd’hui la contestation du libre-échangisme est devenue une question interdite. Il y a d’abord de la part des hommes politiques une vraie peur de se faire taxer d’extrémisme. Car, aujourd’hui, le Front National et une partie de l’extrême gauche sont les seuls partis qui se déclarent ouvertement opposés à ce système. Ensuite, il y a une pression constante du monde des affaires, et plus encore du secteur financier, à présenter ce débat comme éculé, synonyme d’un archaïsme économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt; &lt;strong&gt;Il est difficile de contester que la croissance mondiale est tirée par des puissances comme la Chine et l’Inde, qui se sont intégrées dans le commerce mondial grâce au libre-échange. &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;Le fait que le déficit commercial de l’Union européenne avec la Chine ait augmenté de 93 % depuis le début de cette année est bien le signe que quelque chose ne va pas. Aujourd’hui, l’Union européenne exporte 100 vers la Chine et importe 300 de produits made in China. Aux Etats-Unis, ce rapport est de 1à 6. Dans nos relations avec la Chine, nous ne profitons pas des supposés bénéfices du libre-échange. C’est pour cela que le retour d’un nouveau protectionnisme est inéluctable. Le vrai risque c’est d’attendre trop longtemps que les emplois industriels en Europe aient totalement disparu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt; &lt;strong&gt;Mais vous risquez de stopper net le développement de ces nouvelles puissances et donc de faire plonger la croissance mondiale. &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;Non. D’où provient la croissance mondiale aujourd’hui ? Un peu des Etats-Unis, mais surtout de l’Asie et dans une moindre mesure de l’Amérique latine. En Chine et en Inde, elle a été alimentée grâce notamment à l’élargissement du processus capitaliste, qui permet à ces pays d’élever leur niveau de compétence et de savoir-faire. Dans ce contexte, les multinationales, en investissement localement, jouent un rôle déterminant dans ce processus de développement. Il ne s’agit pas de remettre cela en question. Le problème c’est que ces nouveaux pays ont choisi un mode de développement qui privilégie la croissance de leurs exportations au détriment de l’énorme potentiel de leur demande intérieure et donc d’un certain progrès social. Je considère que la Chine mène une politique économique impérialiste, dont ni l’Europe, ni les Etats-unis, ni même l’Afrique ne bénéficient. Trois décisions majeures des autorités chinoises viennent d’illustrer cette ambition. D’abord, la création d’une société à capitaux publics pour être capable demain de construire un avion de ligne chinois concurrent de Boeing et d’Airbus. Ensuite la volonté d’utiliser une partie des immenses réserves de change de la Chine pour investir sur les marchés financiers occidentaux. Enfin la hausse de 30 % des droits de douane à l’importation de certains biens d’équipement pour protéger son industrie nationale. Et pendant ce temps, l’Europe reste inerte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt; &lt;strong&gt;Concrètement, quelles mesures protectionnistes préconisez-vous ? &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;D’abord, il ne s’agit surtout pas d’envisager un protectionnisme à l’échelle nationale, mais au niveau de l’Union européenne. Or l’UE n’est pas cette union douanière qu’elle devrait être : aujourd’hui le total des droits de douanes ne représente que 2 % de la valeur totale des échanges. C’est trop peu. Il ne s’agit pas non plus de décider d’un tarif commun unique, quels que soient les produits et les pays. Cela n’aurait aucun sens de vouloir par exemple taxer les produits américains. Il faut retrouver les conditions d’une certaine loyauté commerciale. Il s’agit donc de cibler les produits manufacturés en provenance de pays où le différentiel de coûts de production est trop important. Ces barrières douanières seraient par ailleurs une vraie incitation pour améliorer les conditions sociales et salariales des populations ouvrières de ces pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt; &lt;strong&gt;Mais à moyen terme, les coûts chinois vont augmenter et les conditions d’échange devraient donc se rééquilibrer. &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;Je ne le crois pas. Les écarts salariaux sont trop importants et la Chine comme l’Inde disposent d’une immense armée de réserve de main-d’œuvre qui leur permet de maintenir une pression constante sur les salaires. D’ici à ce que cet écart soit comblé, disons peut-être dans vingt-cinq ans, l’Union Européenne sera devenue un désert industriel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt; &lt;strong&gt;Dans l’histoire, quand des pays ont décidé de mesures protectionnistes, cela s’est presque toujours soldé par des crises, voire des guerres. &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;On a souvent accusé le protectionnisme de la crise des années 30. En réalité, la crise était là avant que les mesures protectionnistes ne soient mises en place. Quant au risque nationaliste, cela n’a pas de sens si ce genre de politique est mené à l’échelle de l’Union européenne, un immense marché de 300 millions d’habitants. En revanche, si on ne fait rien, les tentations nationalistes risquent de nous couper définitivement du reste du monde. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-7304917749615577205?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2007/07/le-retour-au-protectionnisme-est.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-7724890739631374077</guid><pubDate>Wed, 07 Feb 2007 20:52:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-02-07T21:58:12.550+01:00</atom:updated><title>PPDA-Sarkozy, j’ai une réponse à vous proposer</title><description>Je vous invite à lire ce petit billet sur Agoravox :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"... Vous n’avez pas abordé les principales causes de la pauvreté cher Monsieur Sarkozy, ni d’ailleurs évoqué des questions de contenu politique avec nombre de valeurs portées depuis les âges en Occident, la culture, l’art et les sciences notamment. Il y a une vie après le travail, il existe d’autres horizons politiques que l’existence et la reconnaissance par l’activité économique, la croissance... les légataires d’une haute civilisation ne laissent pas aux héritiers uniquement un bâti mais aussi l’art spirituel d’habiter un monde et de l’ouvrirc."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=18873"&gt;&lt;span class="sommaire_article_une_titre"&gt;PPDA-Sarkozy, j’ai une réponse à vous proposer&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-7724890739631374077?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2007/02/ppda-sarkozy-jai-une-rponse-vous.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-4794762099238176949</guid><pubDate>Sat, 13 Jan 2007 22:59:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-01-14T00:02:00.737+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>crédit</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>immobilier</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>pouvoir d'achat</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>loyer</category><title>Un nouvel âge de pierre ?</title><description>Emoi dans l'immobilier après une nouvelle étude qui pronostique un retournement du marché avec une baisse de 25 % d'ici à 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div name="page" id="page" class="infosDoc"&gt;Par Tonino SERAFINI&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="infosDocEsp"&gt;Libération.fr : samedi 13 janvier 2007&lt;/div&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;Les prix de l'immobilier devraient selon notre scénario sensiblement refluer à partir de 2007, de l'ordre de 25 % à l'horizon 2010.» &lt;/em&gt;Et crac ! En une phrase, une étude de l'institut Precepta, filiale de Xerfi, un groupe spécialisé dans les analyses de stratégie concurrentielle, vient rompre l'optimisme affiché par les professionnels de l'immobilier. Pas plus tard que mardi, lors de la publication de ses statistiques annuelles, la Fnaim (Fédération nationale de l'immobilier) faisait état d'une hausse de l'immobilier de 7,1 % en 2006 et écartait tout  &lt;em&gt;«scénario de retournement brutal» &lt;/em&gt;pour 2007.  &lt;em&gt;«Le dynamisme du marché ne sera pas rompu», &lt;/em&gt;commentait René Pallincourt, le président de la Fnaim, ajoutant qu'une nouvelle augmentation des prix de la pierre &lt;em&gt;«de l'ordre de 3,5 % à 5 %» &lt;/em&gt;était envisagée par son organisation cette année.&lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt; &lt;table style="width: 55px; height: 68px;" class="articleLinkDocTable"&gt; &lt;tbody&gt;&lt;tr&gt; &lt;td colspan="2" class="articleLinkColHaut"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr&gt; &lt;td class="articleLinkColRondLeft"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;td name="page" id="page" class="articleLinkDocTableCol2Titre"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;  &lt;tr&gt; &lt;td class="articleLinkColFond" colspan="2"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;strong&gt;Effréné. &lt;/strong&gt;Il admettait néanmoins que les hausses incessantes intervenues depuis l'an 2000 pouvaient être  &lt;em&gt;«considérées comme préoccupantes» &lt;/em&gt;puisque les prix des logements ont été multipliés par deux dans les grandes villes pendant cette période. Ce rythme d'augmentation effréné interroge sur la capacité budgétaire des ménages à suivre les évolutions du marché. Mais dans l'immobilier, où chacun à intérêt à défendre son grain, on persiste à écarter un changement de cap violent. Et pour cause. L'envolée de la pierre a fait grimper les commissions et les chiffres d'affaires des agents immobiliers, des notaires, des promoteurs... Eux privilégient un scénario idéal pour leurs affaires : celui d'un  &lt;em&gt;«atterrissage en douceur» &lt;/em&gt;du marché. &lt;em&gt; &lt;/em&gt;En substance, les prix cesseraient d'augmenter de façon exorbitante (comme les + 15,5 % pour la seule année 2004) pour revenir à un rythme proche de l'inflation. Pas de baisse en perspective dans ce schéma un peu trop idéal.&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;  &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;Sans annoncer une explosion de la bulle, Precepta envisage un retournement dès cette année.  &lt;em&gt;«Dans notre scénario, on ne parle pas de krach mais d'une correction sévère, &lt;/em&gt;commente Alexandre Mirlicourtois, l'un des auteurs de l'étude.  &lt;em&gt;Selon nous, la baisse serait de 2 % en 2007, puis s'accentuerait en 2008 (­ 13 %) et en 2009 (­ 8 %) avant de ralentir en 2010 avec ­ 3 %. Dans l'immobilier, un retournement met du temps à s'enclencher, mais une fois que c'est fait il prolonge et accentue la tendance.» &lt;/em&gt;Pour accréditer ce scénario baissier, Precepta se fonde sur les contraintes de solvabilité qui pèsent sur les ménages &lt;em&gt;. «Les prix dans l'immobilier progressent aujourd'hui quatre fois plus vite que le pouvoir d'achat. Jamais la déconnexion entre les deux n'a été aussi forte», &lt;/em&gt;décrit l'étude. Jusqu'ici, le choc de cette hausse pour les budgets des acheteurs a été  &lt;em&gt;«en partie absorbé par une amélioration des conditions de crédits». &lt;/em&gt;La baisse des taux d'intérêts et l'allongement de la durée des prêts  &lt;em&gt;«ont augmenté la capacité d'emprunt des ménages», &lt;/em&gt;constate l'étude. &lt;em&gt; &lt;/em&gt;Les banques ont ouvert les vannes des financements et ont permis au marché de suivre la spirale inflationniste. Les crédits consentis à l'habitat sont passés de 66,1 milliards d'euros en 2001 à 134,5 milliards en 2005, selon une étude de la Banque de France (1). Mais aujourd'hui les taux d'intérêt ne baissent plus (ils ont même tendance à remonter très marginalement) et l'allongement de la durée des prêts trouve ses limites. L'achat d'un logement devient de plus en plus hypothétique pour les primo-accédants. Il faut désormais en moyenne 4,5 années de revenus pour acheter un logement, contre 2,6 années en moyenne pour la période 1966-2006. Des chiffres qui témoignent de la dégradation du «pouvoir d'achat logement» des ménages.  &lt;em&gt;«Même les gens qui possèdent déjà un logement et le revendent pour acheter plus grand peinent à réaliser leur opération car le delta à payer ne cesse d'augmenter», &lt;/em&gt;analyse Alexandre Mirlicourtois. Des courtiers comme Empruntis font état d'une plus grande prudence des banques dans l'octroi des crédits. Elles serrent la vis sur les dossiers les plus fragiles, notamment pour les emprunteurs ne disposant pas d'apport.&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt; &lt;strong&gt;Tempo américain. &lt;/strong&gt;Outre ces éléments macroéconomiques, Precepta constate que  &lt;em&gt;«les marchés immobiliers des différents pays sont fortement corrélés», &lt;/em&gt;rappelant une étude de l'OCDE qui relève  &lt;em&gt;«la tendance à la mondialisation des cycles» &lt;/em&gt;dans l'immobilier résidentiel et souligne la «démesure» des hausses des prix.  &lt;em&gt;«Ici, comme souvent, ce sont les Etats-Unis qui donnent le tempo et qui annoncent les changements de cap. Or les informations en provenance du marché américain ne sont pas bonnes.» &lt;/em&gt;Aux Etats-Unis, le prix médian des maisons individuelles a baissé de 3,5 %  &lt;em&gt;«et les transactions se sont affaissées de 11,5 %», &lt;/em&gt;note l'étude. Un mouvement baissier pourrait se propager en Europe, notamment en Grande-Bretagne ou en Espagne où les prix se sont envolés. Hier, l'annonce par la Banque d'Angleterre d'une augmentation de 0,25 % de son taux d'intérêt directeur a suscité un vif émoi en raison de l'impact que pourrait avoir cette hausse sur le marché immobilier et pour les ménages endettés à taux révisables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; (1)  &lt;em&gt;Bulletin de la Banque de France, &lt;/em&gt;numéro 150, juin 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-4794762099238176949?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2007/01/un-nouvel-ge-de-pierre.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-3110159804363952586</guid><pubDate>Sun, 07 Jan 2007 20:43:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-01-07T21:49:20.200+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>proche orient</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>conflit</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>iran</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>israël</category><title>Israël s'entraînerait à des frappes nucléaires sur l'Iran</title><description>&lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt; &lt;div name="page" id="page" class="firstPara"&gt;                                 &lt;p xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt;REUTERS : dimanche 7 janvier 2007&lt;/p&gt;&lt;p xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt; LONDRES (Reuters) - Israël a échafaudé des plans secrets pour détruire les sites iraniens d'enrichissement d'uranium au moyen d'armes tactiques nucléaires, rapporte le Sunday Times.&lt;/p&gt;                                 &lt;p xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt; Citant plusieurs sources militaires israéliennes, le journal dominical britannique ajoute que deux escadrilles de l'armée de l'air se sont exercées en vue d'un éventuel bombardement de la centrale nucléaire de Natanz, en Iran, avec des bombes à pénétration contenant de l'uranium appauvri, connues sous le nom de "bunker busters".&lt;/p&gt;                                 &lt;p xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt; Une porte-parole du gouvernement israélien, Miri Eisin, a refusé de commenter l'article du Sunday Times. Israël ne s'exprime jamais sur son arsenal nucléaire présumé, selon une stratégie d'"ambiguïté volontaire" destinée à empêcher une course régionale aux armes nucléaires.&lt;/p&gt;                                 &lt;p xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt; Mohammad Ali Hosseini, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a déclaré lors d'une conférence de presse que cet article prouvait "à l'opinion publique mondiale que le régime sioniste (Israël) est la principale menace à la paix mondiale et pour la région".&lt;/p&gt;                                 &lt;p xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt; "Aucune action ne demeurera sans réponse et l'envahisseur va rapidement regretter ses actes", a-t-il dit.&lt;/p&gt;                                 &lt;p xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt; Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a souhaité qu'Israël soit rayé de la carte. Israël a affirmé de son côté qu'il ne laissera pas l'Iran acquérir la bombe.&lt;/p&gt;                                 &lt;p xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt; PERCER DES TUNNELS&lt;/p&gt;                                 &lt;p xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt; Malgré les sanctions prises contre elles en raison de leur programme nucléaire, les autorités iraniennes ont toujours l'intention d'installer 3.000 centrifugeuses à Natanz, où deux cascades de 164 centrifugeuses sont déjà en service.&lt;/p&gt;                                 &lt;p xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt; Deux autres sites iraniens, un réacteur à eau lourde à Arak et des infrastructures de transformation d'uranium à Ispahan, seraient visés de leur côté par des bombes conventionnelles, poursuit le Sunday Times.&lt;/p&gt;                                 &lt;p xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt; Le Conseil de sécurité de l'Onu a voté à l'unanimité en décembre l'adoption de sanctions pour tenter de dissuader l'Iran de poursuivre son programme d'enrichissement d'uranium. Si Téhéran revendique le droit de développer son propre nucléaire civil, les puissances occidentales craignent que la république islamique accède à la technologie lui permettant de fabriquer l'arme atomique.&lt;/p&gt;                                 &lt;p xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt; Malgré les sanctions, l'Iran compte poursuivre ses travaux d'enrichissement car ses intentions, dit-elle, sont pacifiques.&lt;/p&gt;                                 &lt;p xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt; Israël a toujours refusé d'écarter l'hypothèse de frappes préventives, à l'image du raid aérien lancé en 1981 contre un réacteur nucléaire en Irak, mais beaucoup d'analystes estiment que dans le cas de l'Iran, Israël ne pourrait se lancer seul dans une telle offensive.&lt;/p&gt;                                 &lt;p xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt; Le Sunday Times ajoute que les plans israéliens prévoient l'utilisation de bombes conventionnelles à guidage laser pour percer des "tunnels" dans les objectifs. Des ogives nucléaires seraient ensuite tirées dans les orifices afin qu'elles explosent en profondeur dans le sous-sol et que les retombées radioactives s'en trouvent limitées.&lt;/p&gt;                                 &lt;p xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt; Selon le quotidien, des pilotes de Tsahal ont effectué ces dernières semaines des vols jusqu'à Gibraltar pour s'entraîner sur la distance de 3.200 kilomètres aller-retour qui sépare Israël des cibles iraniennes. Parmi les itinéraires envisagés, l'un deux survolerait la Turquie.&lt;/p&gt;                                 &lt;p xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt; Le Sunday Times cite également des sources qui précisent toutefois que le recours à des frappe nucléaires serait décidé seulement si une attaque conventionnelle était écartée et si les États-Unis refusaient d'intervenir. Washington n'exclut pas l'option militaire mais privilégie pour l'heure la voie diplomatique.&lt;/p&gt;                                 &lt;p xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt; Le journal ajoute que les informations sur cette menace pourraient avoir filtré afin de faire pression sur l'Iran pour qu'elle renonce à ses projets.&lt;/p&gt;                                 &lt;p xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt; En décembre, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a semblé reconnaître à mots couverts qu'Israël possédait l'arme atomique, avant que son entourage n'oppose un démenti à ses propos.&lt;/p&gt;                             &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-3110159804363952586?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2007/01/isral-sentranerait-des-frappes.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-5668136892405389999</guid><pubDate>Thu, 28 Dec 2006 17:33:00 +0000</pubDate><atom:updated>2006-12-28T18:36:02.036+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>attali</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>travail</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>mondialistaion</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>consommation</category><title>Le tiercé perdant</title><description>L'Express du 16/02/2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Jacques ATTALI&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Consommateurs, épargnants, travailleurs seront tous victimes du désastre où courent les sociétés occidentales&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette semaine, le débat au Parlement européen sur la directive Bolkestein renvoie à une évolution très dangereuse des sociétés occidentales, menacées de mort par leur propre insouciance. Les habitants d'un pays sont à la fois des citoyens, des travailleurs, des épargnants et des consommateurs. Aujourd'hui, les décisions des hommes politiques et des chefs d'entreprise privilégient les épargnants et les consommateurs au détriment des travailleurs. Et les citoyens, qui sont les trois à la fois, se retrouvent victimes de ce tiercé perdant: consommateurs, épargnants, travailleurs. &lt;p class="loupe"&gt;Les entreprises ont depuis longtemps choisi de tout faire pour fidéliser leurs clients et leurs actionnaires et non leurs employés. Pour réduire les prix de leurs produits, elles diminuent les salaires et les droits sociaux de leurs travailleurs, rognent les marges de leurs distributeurs et favorisent les technologies qui économisent du labeur.&lt;/p&gt; &lt;p class="loupe"&gt;Les partis politiques ont, eux aussi depuis longtemps, choisi de privilégier la stabilité des prix par rapport au plein-emploi parce que l'inflation favorise les plus jeunes, qui ne représentent qu'une minorité du corps électoral. Résultat: chômage, endettement, déficit extérieur et zapping politique.&lt;/p&gt; &lt;p class="loupe"&gt;Cette situation que semble imposer la concurrence mondiale tournera bientôt à l'absurde: on dévalorisera tellement les salaires que les consommateurs n'auront plus les moyens de payer les produits qui leur seront proposés; on en viendra à diminuer tellement les dépenses de recherche qu'il n'y aura plus ni marchandises nouvelles ni profits; on réduira tellement les prix qu'on en viendra à distribuer gratuitement les biens aux consommateurs.&lt;/p&gt; &lt;p class="loupe"&gt;Au total, cette évolution est suicidaire: comment épargner si l'on n'a pas de revenu décent? Comment distribuer des produits si personne ne veut payer les commerçants? Comment découvrir des médicaments si personne ne veut payer les recherches? Comment faire de la musique si personne ne veut payer les musiciens? Comment faire des journaux si personne ne veut payer les journalistes? A quoi sert de faire de la publicité si nul n'a les moyens d'acheter ce qu'elle vante?&lt;/p&gt; &lt;p class="loupe"&gt;Aux Etats-Unis, cela se traduit par une disparition de l'épargne, une précarisation du travail et la multiplication des technologies donnant accès à des services gratuits. En Europe, par une pression forte contre les distributeurs et une lente dislocation du tissu industriel. L'Asie fait le choix inverse: le Japon maintient des prix élevés pour les produits consommés sur le marché intérieur; la Chine et l'Inde sont en train de s'aligner sur ce modèle et tournent le dos au modèle occidental.&lt;/p&gt; &lt;p class="loupe"&gt;Pour que notre continent évite ce désastre, il faudrait se souvenir qu'il n'est de richesse qu'humaine et que la baisse des prix n'est pas une fin en soi. Cela supposerait une tout autre politique économique et commerciale, protégeant l'Union européenne d'une concurrence sauvage dont elle est aujourd'hui, naïvement, à la fois la victime et l'avocat.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-5668136892405389999?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2006/12/le-tierc-perdant_28.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-7861029795589249739</guid><pubDate>Sun, 10 Dec 2006 22:31:00 +0000</pubDate><atom:updated>2006-12-11T00:11:49.789+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>élections présidentielles</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>programmes politiques</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>candidats</category><title>Debat2007.fr</title><description>&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.debat2007.fr/" class="external text" title="http://www.debat2007.Fr" rel="nofollow"&gt;Débat 2007.fr&lt;/a&gt; Ce site est un wiki qui réunit &lt;b&gt;l'information sur les programmes des candidats à l'élection présidentielle de 2007&lt;/b&gt;. Vous trouverez plus d'information à son propos sur la page &lt;a href="http://www.debat2007.fr/wiki/index.php/Wiki_2007:%C3%80_propos" title="Wiki 2007:À propos"&gt;A propos&lt;/a&gt;, ainsi que sur la page &lt;a href="http://www.debat2007.fr/wiki/index.php/Aide" title="Aide"&gt;Aide&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Notre objectif est de permettre une information simple et structurée sur les principales propositions des candidats, afin de faciliter le choix des citoyens. Ceci se fait dans un mode collaboratif, selon le principe du wiki.&lt;/p&gt;Un bon moyen de comparer ensuite les actions aux promesses [Note d'Asynchrone]&lt;br /&gt;&lt;h2&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un site collaboratif&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Le wiki de Débat 2007.fr est un site collaboratif : son contenu est modifiable par tous. Son succès repose sur la participation du plus grand nombre. Nous vous invitons par conséquent à vous inscrire et à vous joindre à nous pour participer à la construction de cette nouvelle source d’informations. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cet espace est fragile. Il tient au respect par chacun du principe de neutralité. &lt;/p&gt; &lt;div class="editsection" style="float: right; margin-left: 5px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a name="Que_contient_le_wiki_de_D.C3.A9bat_2007.fr_.3F"&gt;&lt;/a&gt;&lt;h2&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Que contient le wiki de Débat 2007.fr ?&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Sur le wiki de Débat 2007.fr, seules sont présentes les informations &lt;b&gt;factuelles&lt;/b&gt; présentant les propositions des candidats :  &lt;/p&gt; &lt;ul&gt;&lt;li&gt; une synthèse présentant la position des candidats sur les différents thèmes ; &lt;/li&gt;&lt;li&gt; les éléments issus de leur programme officiel ; &lt;/li&gt;&lt;li&gt; leurs déclarations de campagne et leurs prise de position passées ("états de service") ; &lt;/li&gt;&lt;li&gt; éventuellement, de courts éléments biographiques sur les candidats et les partis. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Sur le wiki de Débat 2007.fr, vous ne trouverez pas : &lt;/p&gt; &lt;ul&gt;&lt;li&gt; de commentaires ou d'analyses ; &lt;/li&gt;&lt;li&gt; d'agenda de campagne (en tout cas, pas au démarrage) ; &lt;/li&gt;&lt;li&gt; de suivi de l'actualité de la campagne électorale. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Intégrer les contenus pertinents&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le wiki de Débat 2007.fr a pour vocation de recueillir avant tout les propositions des candidats à l'élection présidentielle. Les citations ne sont reprises que si elles éclairent un aspect précis de la pensée du candidat. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Par exemple, parmi les deux déclarations de Nicolas Sarkozy qui figurent ci-dessous, une seule a vocation à figurer sur le wiki de Débat 2007.fr : &lt;/p&gt; &lt;ul&gt;&lt;li&gt; On intégrera : "Je propose de créer un service civique par lequel chaque jeune Français entre 18 et 30 ans donnera aux autres 6 mois de son temps." Discours de Nicolas Sarkozy à Marseille, 3 septembre 2006. &lt;/li&gt;&lt;li&gt; On n’intégrera pas : "Il est temps de faire face honnêtement à la question des frontières de l'Europe", interview au Sunday Telegraph, 8 octobre 2006. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;a name="Quels_chantiers_.3F"&gt;&lt;/a&gt;&lt;h2&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Quels chantiers ?&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Les thèmes abordés au cours de la campagne sont très variés. Le wiki de Débat 2007.fr couvrira au début les grands chantiers économiques et sociaux ; il est susceptible de s'élargir à d'autres champs, en fonction de ce que suggèreront les participants au site ; la décision d'ouverture de nouveaux chantiers est de la responsabilité des administrateurs du wiki. &lt;/p&gt; &lt;div class="editsection" style="float: right; margin-left: 5px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a name="Quels_candidats_.3F"&gt;&lt;/a&gt;&lt;h2&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; Quels candidats ?&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Le wiki de Débat 2007.fr n'a pas vocation à traiter de toutes les candidatures, y compris les plus fantaisistes. Seuls seront retenus les candidats : - ayant des chances sérieuses d'être présents au premier tour de l'élection présidentielle, i.e. de réunir les 500 signatures d'élus ; - proposant un programme large (exclusion des candidatures centrées sur une revendication unique). &lt;/p&gt; &lt;div class="editsection" style="float: right; margin-left: 5px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a name="Neutralit.C3.A9_de_l.27information"&gt;&lt;/a&gt;&lt;h2&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Neutralité de l'information&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Comme &lt;a href="http://fr.wikipedia.com/" class="external text" title="http://fr.wikipedia.com" rel="nofollow"&gt;Wikipedia&lt;/a&gt;, &lt;b&gt;Le wiki de Débat 2007.fr&lt;/b&gt; est fondé sur le principe de neutralité de l'information : les articles doivent être écrits de façon à ne pas prendre parti pour un point de vue plutôt que pour un autre. Il importe donc de jamais affirmer ou même sous-entendre qu'un des points de vue présentés est d'une quelconque façon meilleur, égal ou moins bon qu'un autre. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le principe de neutralité fait l'objet de nombreuses analyses et interprétations dans &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Neutralit%C3%A9_de_point_de_vue" class="external text" title="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikipédia:Neutralité de point de vue" rel="nofollow"&gt;Wikipédia, neutralité de point de vue&lt;/a&gt;. Ces réflexions peuvent inspirer les participants à ce wiki. &lt;/p&gt; &lt;div class="editsection" style="float: right; margin-left: 5px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a name="Organisation_de_l.27information"&gt;&lt;/a&gt;&lt;h2 style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Organisation de l'information&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Le wiki de Débat 2007.fr vise à présenter les propositions des candidats à l'élection présidentielle. On peut donc accéder à l'information par deux entrées : - entrée par candidat, présentant l'ensemble des éléments de leur programme ; - entrée thématique, présentant l'ensemble des propositions des candidats sur le thème considéré. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’arborescence des thèmes abordés n'a pas vocation à rester figée. Pour l’instant, tous les "chantiers" sont placés sur un même niveau. En fonction de la croissance du nombre de chantiers traités, des regroupements par thématiques (l’économique, les sujets de société, l’environnement…) pourront être effectués, en créant des pages intermédiaires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;Visitez &lt;a href="http://www.debat2007.fr/" class="external text" title="http://www.debat2007.Fr" rel="nofollow"&gt;Débat 2007.fr&lt;/a&gt; et apportez votre pierre à l'édifice&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-7861029795589249739?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2006/12/debat2007fr.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-6627168955583204727</guid><pubDate>Sun, 10 Dec 2006 22:08:00 +0000</pubDate><atom:updated>2006-12-10T23:10:56.496+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>racisme</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>sarkozy</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>sevran</category><title>Le MRAP dénonce les «propos révulsants» de Pascal Sevran</title><description>&lt;div name="page" id="page" class="titreDoc"&gt;Artcile LIBERATION.FR : samedi 9 décembre 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Précisons que Sevran est un fervant supporter de Sarkozy&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le MRAP dénonce les  «propos révulsants» de Pascal Sevran&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="leadDoc"&gt;Dans un livre à paraître et dans un entretien à Var Matin, l'animateur télé évoque la «stérilisation» pour remédier à la pauvreté africaine • Les appels se multiplient pour son exclusion du service audiovisuel public • Lui a affirmé samedi n'être pas raciste•&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une polémique qui ne va pas s'éteindre comme ça. Dans un livre à paraitre en janvier puis dans un entretien à Var Matin le 2 décembre dernier Pascal Sevran livre, brut de décoffrage, son analyse sur la  démographie africaine. Dans l'ouvrage tout d'abord, l'animateur de France 2 fait référence au «sexe des Noirs» pour «expliquer» la pauvreté du continent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de son interview encore, commentant son livre à venir, il en remet une couche : «L'Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que leurs parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire. Il faudrait stériliser la moitié de la planète». Dans le livre,  «le Privilège des jonquilles» l'animateur  écrit : «Le Niger. Safari-photo insoutenable. Des enfants on en ramasse à la pelle dans ce pays (est-ce un pays ou un cimetière ?) où le taux de fécondité des femmes est le plus élevé au monde. Neuf enfants en moyenne par couple. Un carnage. Les coupables sont facilement identifiables, ils signent leurs crimes en copulant à tout-va. La mort est au bout de leur bite. Ils peuvent continuer puisque ça les amuse...»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussitôt, vendredi, dans un communiqué, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) dénonçait des «propos révulsants» qui «révèlent l'analphabétisme qui caractérise Pascal Sevran en matière de connaissance des causes réelles de la pauvreté en Afrique». Il «véhicule les stéréotypes et clichés racistes les plus éculés à l'endroit des populations noires», ajoute le texte..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais a pour sa part annoncé le dépôt d'une plainte pour propos racistes et eugénistes, tandis que Faouzi Lamdaoui, secrétaire national chargé de l'égalité des chances au Parti socialiste, demande «l'"exclusion pure et simple du service public de l'audiovisuel» de cet «ami personnel» du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plene tempête, Sevran  a tenté de s'expliquer sur les radios samedi, sans convaincre personne et sans faire la moindre excuse . «Rien en moi n'est raciste», affirme-t-il, refusant de tenir compte des plaintes déposées contre lui et des appels lancés pour qu'il soit privé d'antenne. «(L'animateur de M6 Marc-Olivier) Fogiel en a eu, tout le monde en a eu des plaintes», a réagi l'animateur sur RFO. «Quand les gens liront le livre, ils verront bien. Il suffit que les gens qui me connaissent ou qui m'aime parlent pour moi et puis voilà, je vais laisser passer ça.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il ne revient pas sur ses dires, il maintient également ses écrits. «Le texte est très beau, je ne retire pas une ligne du texte que j'ai écrit», a-t-il souligné. «Je dis que les adultes sont irresponsables et pas seulement les Africains que j'embrasse, et je serre sur mon coeur les bébés maltraités.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La direction de France Télévisions a néanmoins annoncé la convocation de Pascal Sevran «dans les plus brefs délais».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-6627168955583204727?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2006/12/le-mrap-dnonce-les-propos-rvulsants-de.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-116094726331702791</guid><pubDate>Sun, 15 Oct 2006 20:54:00 +0000</pubDate><atom:updated>2006-12-10T23:40:18.935+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>société</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>religion</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>économie</category><title>Nouvelle idole</title><description>Ca recommence. Régulièrement, les "grandes surfaces" montent au front législatif et médiatique dans le but d'occire définitivement le "repos du dimanche".&lt;br /&gt;Les maîtres mots de leur argumentaire n'ont jamais changé : liberté et croissance. Mais liberté et croissance de quoi, pour qui ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Liberté de l'Homo economicus, de l'homme réduit à ses seules fonctions de consommation et de production, font même le "temps libre" devrait être rentable d'une manière ou d'une autre pour le monstre social - celui qui Simone WEIL appelait "le Gros Animal" ?&lt;br /&gt;Et croissance des seuls échanges monnayés, ceux qui se réalisent sur le mode de la gratuité n'ayant plus aucune valuer reconnue, alors qu'ils font pourtant tout le sel d'une vie humaine ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques syndicats, quelques hommes d'Eglise : peu de contestations face à cette nouvelle "adaptation" au marché mondial qu'on nous présente comme une inéluctable modernisation.&lt;br /&gt;Mais a-t-on songé qu'en supprimant le "Jour du Seigneur", on ne s'émancipe pas, on ne fait que de changer de Seigneur ? Notre société française, si fière de la laïcité, est bien embarrassée pour contrer les les tenants du tout-économique : peut-on décemment s'accrocher à une tradition héritée de feue la chrétienté, alors même que les chrétiens désertent leurs assemblées dominicales ? Le citoyen hésite à se mobiliser, il s'imagine piégé entre, d'un côté, le spectre de "l'Infâme" contre lequel se sont battus héroïquement ses pères républicains, et de l'autre, le "Gros Animal". Le citoyen ne voit pas que le premier ennemi a été vaincyu depuis belle lurette, mais qu son cadavre n'a fait que renforcer le second ennemi, autrement plus redoutable...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le citoyen n'a plus de mémoire, c'est là tout son malheur. S'il se souvenait des ses mythes fondateurs - ceux qui sous-tendent sa psychologie profonde, quelle soit sa croyance ou sa non-croyance -, il saurait que derrière le repos du dimanche subsiste l'une des plus grande trouvailles du mononthéisme, peut être la plus grande : le sabbat.&lt;br /&gt;Que l'homme ne soit plus, un jour sur sept, redevable d'une quelconque utilité sociale, qu'il soit invité à s'extirper une fois par semaine de l'histoire humaine, trop humaine, pour se consacrer à cultiver sa liberté intérieure, qu'il soit enfin autre chose qu'un animal politique, social et économique, voilà la grande révolution dont nous sommes les héritiers.&lt;br /&gt;Par commodité apparente, allons-nous jeter aux oubliettes cette invention anthropologique majeure, sous prétexte qu'elle s'est jadis habillée d'un sacré devenu obsolète ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sacraliserions du même coup une autre tyrannie : celle de l'idole nommée Marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean MOUTTAPA , Le Monde des Religions, septembre-octobre 2006, P.17&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-116094726331702791?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2006/10/nouvelle-idole.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-115990688971863171</guid><pubDate>Tue, 03 Oct 2006 20:20:00 +0000</pubDate><atom:updated>2006-10-03T22:21:29.743+02:00</atom:updated><title>Pas en notre nom !</title><description>Injures et menaces : Pas en notre nom !, par Pierre Tevanian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suite et fin des réflexions sur l’affaire Redeker&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes « Dix remarques sur un collègue » ont été écrites « à chaud », en réaction aux premières dépêches consacrées aux menaces de mort reçues par Robert Redeker. J’espérais alors que « l’Affaire » n’allait pas prendre de dimensions démesurées. Hélas, dès le lendemain, la machine médiatique commençait à s’emballer, avec son lot de généralisations, d’amalgames et de simplifications. Le traitement médiatique et la teneur des réactions politiques, syndicales et associatives, appellent deux ultimes remarques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Injures et menaces&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il fallait résumer « l’affaire Redeker » en deux mots, ce serait : injures et menaces. Des injures ont été suivies de menaces. Plus précisément, des injures racistes, publiées dans un grand quotidien national, ont valu à leur auteur des menaces de mort par mails interposés. Or, ce qui est remarquable, c’est que si la seconde partie de l’histoire a été largement médiatisée, commentée et condamnée, aussi bien par les journalistes que par la classe politique et la « société civile », une lourde chape de silence s’est abattue sur son premier versant. Condamnation unanime des menaces de mort, appels solennels à défendre la liberté d’expression, mais rien ou presque sur le texte qui est à l’origine de l’affaire, et sur son profond racisme. Tout se passe donc comme si on nous sommait de choisir entre la non-violence et l’antiracisme, entre la réprobation des menaces de mort et celle de l’incitation à la haine anti-musulmane - alors que rien n’a jamais empêché qui que ce soit d’être à la fois non-violent et anti-raciste. Il est en d’autres termes tout à fait possible de protéger un homme menacé de mort sans nécessairement le soutenir - et il est même nécessaire de le protéger sans le soutenir lorsque lui-même soutient des thèses racistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dehors des associations ou des personnalités musulmanes, seul le MRAP, et de manière plus claire la Ligue des Droits de l’Homme, ont su condamner le recours à la violence sans taire pour autant le caractère irresponsable et inacceptable des propos de Robert Redeker. En revanche, le principal syndicat enseignant, la FSU [1] s’est contenté, dans son communiqué du 29 septembre, d’émettre des réserves : les menaces sont dénoncées comme inacceptables « quoi que chacun puisse penser du contenu de cette tribune... » [2]. Interrogé par des journalistes, le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, est allé à peine plus loin en marquant de la distance en son nom propre, mais sans aller jusqu’à exprimer de l’hostilité : « Je suis loin de partager ses idées, c’est une évidence ». Il y a donc désaccord, mais pas d’opposition radicale. Et de racisme, il n’est en tout état de cause pas question. Le communiqué de la FSU affirme « sa volonté de défendre sans réserve la liberté d’expression  », « dès lors qu’elle reste dans le cadre de la loi ». Implicitement, les propos de Robert Redeker sont donc rangés du côté des « opinions » licites, et non du côté des injures racistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de cette complaisance, c’est l’existence même d’un communiqué de la FSU sur une affaire de menaces de mort qui pose problème. En effet, s’il est légitime que Gérard Aschieri, comme n’importe quel citoyen, réprouve la pratique des menaces de mort, il n’y avait en revanche aucune raison de réagir en qualité de responsable syndical, et moins encore d’adopter une position syndicale et de diffuser un communiqué sur ces menaces de mort. Car c’est ce qui se passe sur le terrain scolaire qui justifie la prise de position d’une organisation spécifique comme un syndicat enseignant ; or, en l’occurrence, le problème des menaces était extérieur au terrain scolaire : ce n’est pas à école que les injures ont été proférées, et rien n’indique que des élèves sont impliqués. La FSU n’avait donc aucune raison de prendre publiquement position [3]. Il y avait certes un lien, dans toute cette affaire, avec le terrain scolaire : c’était le fait que Robert Redeker avait signé sa tribune raciste en tant que « Professeur de philosophie », en mentionnant même le nom de son lycée ; et réciproquement, le fait que des élèves soient confiés, au sein de l’école de la république, à l’auteur de textes racistes. Il y avait là un vrai problème d’éthique pédagogique, sur lequel un syndicat enseignant comme la FSU avait son mot à dire. Mais c’est précisément sur ce point que le syndicat a choisi de rester muet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ambiguité atteint son summum lorsque, pour conclure, la FSU demande solennellement que « tout soit fait pour que l’Ecole reste un lieu de formation de l’esprit critique, de respect des autres et de tolérance ». On voit certes en quoi des menaces de mort peuvent être contraires à l’esprit critique, au respect des autres et à la tolérance, mais on ne voit pas en quoi, dans cette affaire, l’esprit critique, le respect et la tolérance ont été mis en péril au sein de l’espace scolaire. Il ne s’est strictement rien passé au lycée où Robert Redeker enseigne la philosophie : l’appel solennel de la FSU, en laissant entendre le contraire, entretient les pires stéréotypes et renverse singulièrement le problème : car la seule chose qui, au sein de l’école, menace l’esprit critique, la tolérance et le respect d’autrui, c’est en l’occurrence la violente islamophobie d’un professeur nommé Robert Redeker.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On retrouve les mêmes réserves à dose homéopathique, et le même refoulement de la question raciste, dans le communiqué de l’UNSA-éducation, qui s’indigne des menaces de mort « tout en ne partageant pas les convictions de Robert Redeker... ». De même, du côté du gouvernement, le Premier ministre Dominique de Villepin a dénoncé « l’intolérance » des auteurs des menaces, sans jamais mentionner l’intolérance du texte de Robert Redeker. « Nous sommes dans une démocratie, chacun doit pouvoir s’exprimer librement dans le respect bien sûr des autres, c’est la seule limite qui doit être acceptée à cette liberté » a-t-il conclu [4], sans dire que la limite avait en l’occurrence été largement franchie par la tribune du Figaro. Quant au ministre de l’éducation nationale, Gilles de Robien, il s’est déclaré solidaire avec le professeur tout en faisant valoir qu’en tant que fonctionnaire, il aurait dû se montrer « prudent, modéré, avisé en toutes circonstances ». Ce minuscule reproche, qui est loin d’être à la mesure de la gravité des propos de Robert Redeker, a valu au ministre un rappel à l’ordre de la part du président de l’Association des professeurs de philosophie de l’enseignement public, M.  Aujaleu. Ce dernier a défendu le droit de Robert Redeker, « en tant qu’homme public », « d’exprimer des jugements personnels dans la presse et ailleurs ». Là encore, les invectives antimusulmanes sont implicitement reconnues comme des opinions licites et non comme des injures racistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mêmes non-dits et mêmes euphémismes dans l’éditorial de Libération, signé Antoine de Gaudemar : à aucun moment l’hypothèse raciste n’est envisagée. L’éditorialiste se contente de laisser entendre qu’il est possible de n’être « pas d’accord » avec Robert Redeker [5]. Idem enfin chez l’essayiste Caroline Fourest, spécialiste auto-proclamée de l’obscurantisme contemporain, avec une prédilection particulière pour le champ musulman : consultée par Libération, elle ne parle pas de racisme, elle se contente de laisser entendre qu’elle n’est « pas nécessairement d’accord » avec Robert Redeker et que celui-ci ne lui est « pas sympathique », moyennant quoi elle peut en définitive appeler, par principe, au nom de la liberté d’expression, à le « soutenir » malgré tout - et non simplement à le protéger contre ceux qui le menacent  [6]. Rappelons à nouveau la teneur des propos de Robert Redeker, ou plutôt imaginons à nouveau que ces propos aient porté sur une autre cible, et demandons nous par exemple si nos ministres, éditorialistes, syndicalistes et spécialistes de l’obscurantisme auraient exprimé avec autant de retenue leurs réserves, distances, désaccords ou antipathies face à un auteur qui expliquerait que « le judaïsme installe la paralysie de l’intelligence au plus intime de chaque Juif », que « Jésus est un maître d’amour et Moïse est un maître de haine », ou encore que « la haine et la violence habitent le livre dans lequel tout juif est éduqué, la Torah » [7]. Demandons nous si, en pareil cas, ils auraient aussi unanimement et solennellement conclu à la primauté et au caractère intouchable ou indivisible de la liberté d’expression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On vient de voir avec Caroline Fourest par quels détours rhétoriques, euphémismes, non-dits, on glisse de la nécessaire protection d’un homme menacé de mort au soutien d’un auteur islamophobe. Ce soutien, plus ou moins explicite, a été encore plus marqué dans d’autres réactions. Certaines n’ont rien de surprenant : celles par exemple de personnalités de la droite extrême et ou de l’extrême droite, coutumières des dérives racistes ou xénophobes (Jacques Myard, Martin Peltier, Philippe de Villiers, dont le parti a même lancé une pétition de soutien [8]. D’autres sont plus choquantes, celle par exemple du socialiste Vincent Peillon, qui a apporté son soutien à Robert Redeker, et a même déclaré que « c’est la République toute entière qui, attaquée dans ses fondements, se doit de le défendre » [9].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Pas en notre nom !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons pour finir sur la Une de Libération du 30 septembre. Le quotidien pose la question en des termes plus que discutables :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Peut-on encore critiquer l’Islam ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poser le problème en ces termes, avec ce terrible « on » qui permet une incroyable montée en généralité à partir du cas particulier de Robert Redeker (amalgamé pour l’occasion avec une ou deux autres « affaires » [10]), c’est suggérer aux lecteurs, et plus largement aux innombrables passants qui croisent cette une sur la devanture des kiosques à journaux, que dans la France ou l’Europe d’aujourd’hui, la moindre critique de « l’Islam » suscite un déferlement d’intolérance. C’est laisser entendre que règne une véritable terreur, qui inhibe toute velléité critique à l’égard de la religion musulmane. Or, la réalité, que n’importe quel téléspectateur honnête peut constater facilement, c’est que, quasi-quotidiennement depuis le 11 septembre 2001, des propos non seulement critiques, mais aussi caricaturaux, simplificateurs, méprisants, haineux, sont tenus à heure de grande écoute à l’encontre de « l’Islam » et des musulmans. La question « Peut-on critiquer l’Islam ? » est donc une fausse question, à laquelle s’impose une réponse évidente : oui, il est possible de critiquer l’islam, c’est même devenu, en France comme dans d’autres pays européens, un véritable sport national. Et à de rares exceptions près, l’attitude des musulmans de ces pays consiste à endurer en silence la critique et la stigmatisation, ou à protester par les moyens non-violents (paroles, écrits, manifestations ou actions en justice) qui sont ceux de l’État de droit démocratique. La résignation et la modération sont la règle, les menaces de mort adressées à Robert Redeker par une poignée de fanatiques ou de plaisantins irresponsables sont l’infime exception [11]. C’est pourtant cette infime exception qui est présentée comme la règle, à la Une de Libération comme dans un grand nombre d’autres médias. En d’autres termes : le quotidien de gauche, en transformant un fait exceptionnel en « phénomène de société », reconduit la logique de généralisation qui était au cœur de l’article de Robert Redeker - et qui est au coeur de tous les racismes [12].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à ces réactions outrancières et biaisées, tant des médias que de la société civile, à l’heure où des activistes irresponsables ne cessent de provoquer au « choc des civilisations », le plus urgent est que chaque citoyen responsable balaye devant sa porte, se démarque de ses « faux amis » et dénonce prioritairement les méfaits commis en son nom. Que, de toutes parts, des citoyen-ne-s courageu-se-s s’élèvent pour dire, comme les manifestant-e-s américain-e-s contre la guerre en Irak : « Pas en notre nom ! ». Cela signifie en l’occurrence une double nécessité. La première est bien connue, c’est une injonction que les Musulmans de France connaissent par coeur : ils doivent condamner clairement les menaces de mort que quelques fanatiques ou quelques imbéciles irresponsables ont adressé à Robert Redeker au nom de l’Islam et des musulmans. Ce que tous les responsables associatifs musulmans ont su faire. La seconde nécessité est en revanche loin d’être entrée dans les moeurs : il faudrait que parmi les non-musulmans, les professeurs de philosophie refusent que le label de professeur ou celui de philosophe soient utilisés pour légitimer des invectives racistes. Et que ces invectives qui, de Redeker à Fallacci, Dantec, Imbert et mille autres, sont toujours proférées au nom de la démocratie, du progrès et du féminisme, soient dénoncées avec la même fermeté par tous les démocrates, les progressistes et les féministes. Ce que très peu ont su faire - tout le problème est là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Tevanian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-- &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Fédération Syndicale Unifiée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[2] Voici le communiqué dans son intégralité : «  Quoi que chacun puisse penser du contenu de cette tribune, le recours à la menace de mort est inadmissible et la liberté d’expression doit être fermement défendue dès lors qu’elle s’inscrit dans le cadre de la loi. L’Education nationale doit manifester sans réserve sa volonté de défendre cette liberté et d’assurer la protection du collègue menacé. Nous souhaitons que tout soit fait pour que l’Ecole reste un lieu de formation de l’esprit critique, de respect des autres et de tolérance ». (Communiqué, vendredi 29 septembre)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[3] À moins de prendre position à chaque fois que quelqu’un est menacé de mort, ce qui arrive à peu près tous les jours sans que la FSU s’émeuve&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[4] Déclaration sur RMC Info, vendredi 29 septembre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[5] « Le problème avec la liberté d’expression, c’est qu’elle ne se divise pas. Et qu’elle ne saurait se cacher derrière des jugements moraux ou esthétiques pour tolérer des dérogations. On peut même dire que si elle ne s’appliquait qu’à ceux avec qui on est d’accord, elle aurait perdu toute substance depuis longtemps.  »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[6] Caroline Fourest déclare, dans Libération : « Dans de telles affaires, le blasphémateur ou celui qui a émis une parole provocante n’est jamais quelqu’un qui émet une parole avec laquelle on est entièrement d’accord, ni nécessairement quelqu’un de sympathique. Mais il faut les soutenir et tenir, car autrement l’autocensure ne fera que se renforcer encore. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[7] Je rappelle que ces propos sont mot pour mot ceux qu’a tenu Robert Redeker à propos de l’islam et des musulmans. Cf. mes Dix remarques sur un collègue&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[8] Une autre pétition a recueilli la signature de l’essayiste Pierre-André Taguieff et de l’écrivain Renaud Camus, qui avait lui aussi défrayé la chronique il y a quelques années pour des écrits racistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[9] Le responsable socialiste a conclu par ces mots pompeux : « Si par gêne, peur ou indifférence, nous ne le faisions pas, mesurons bien ce qu’il pourra nous en coûter demain : rien moins que le prix de la liberté et de la paix, dont on se souviendra alors, dans le remords et la honte, que précisément elles n’ont pas de prix »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[10] Notamment une affaire d’autocensure dans un Opéra berlinois. Cf. Libération du 30 septembre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[11] C’est ce que souligne très justement Olivier Roy, directeur de recherche au CNRS. Interrogé par Libération du 30 septembre, il répond : « Il y a d’abord une question de perception. Quand on évoque les réactions des musulmans, de quoi parle-t-on exactement ? A Berlin, l’opéra de Mozart a été annulé après seulement un coup de téléphone d’avertissement, et il y a eu quelques dizaines de menaces, notamment sur Internet, contre l’article de Robert Redeker dans le Figaro. L’affaire de la publication des caricatures de Mahomet dans un quotidien danois en septembre 2005 a mis plus de trois mois à démarrer, à l’initiative de deux imams de Copenhague. A chaque fois, il s’agit de quelques individus qui jettent de l’huile sur le feu, et, du moins en Europe, les organisations musulmanes s’efforcent plutôt de calmer le jeu avec de grandes déclarations emberlificotées sur le respect mutuel et contre le blasphème. Si l’on s’en tient aux seuls pays occidentaux, il faut bien admettre qu’il s’agit de tempêtes dans un verre d’eau. En évoquant la réaction des musulmans, personne n’essaie donc de déconstruire une certaine image de l’islam et des musulmans vivant en Occident. On parle d’une communauté de millions de personnes prêts à descendre dans les rues alors que cette communauté n’existe pas. Il y a, en revanche, une population musulmane largement apathique. Les problèmes pour la liberté de critique de l’islam sont créés par un certain nombre d’extrémistes. C’est un danger, mais il ne faut pas en exagérer les proportions. Le groupe qui a assassiné le cinéaste néerlandais Theo Van Gogh était tout au plus composé d’une quinzaine de membres. Certes, quinze personnes peuvent s’organiser pour tuer ou saboter un spectacle ou encore lancer un cocktail Molotov dans une réunion. S’il y a bien un risque sécuritaire, il reste limité et se réduit à un problème de police. Je ne suis pas convaincu quant au danger d’une autocensure croissante. On voit au contraire se multiplier des attaques polémiques contre l’islam souvent ignorantes et qui frisent parfois l’imbécillité. Certains jouent délibérément à chatouiller la fatwa. La provocation est certes une vieille tradition française depuis les anars jusqu’aux situationnistes en passant par les surréalistes ; mais il ne faut pas ensuite s’étonner des réactions qu’elles peuvent déchaîner. Des organisations musulmanes réagissent en tentant de faire reconnaître le blasphème par la loi, mais cela est sans espoir dans un pays laïque comme la France. Mais d’autres groupes religieux sont engagés dans un combat similaire. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[12] On retrouve ce parti-pris de dramatisation et de généralisation chez Caroline Fourest : « Nous sommes passés d’une affaire Rushdie tous les dix ans à une affaire Rushdie tous les ans, voire maintenant quasiment tous les mois ». Enfin, Claude Lanzmann, directeur de la revue Les Temps Modernes, opère lui aussi la même généralisation en déclarant que ce qui arrive à Robert Redeker prouve que ce qu’il dit est vrai. En d’autres termes : pour Claude Lanzmann, il suffit qu’une personne, musulmane ou non, profère des menaces de mort pour que la preuve soit apportée que tous les musulmans sont éduqués dans la haine et la violence. On se souvient avec tristesse que la revue que dirige Lanzmann, et dont Redeker est l’un des piliers, a été fondée par Jean-Paul Sartre qui est l’auteur de textes analysant et combattant le racisme avec une grande force, que ce soit le racisme colonial ou l’antisémitisme. Le passage d’un cas particulier de menace de mort à une conclusion sur tous les musulmans est très exactement l’opération intellectuelle que Sartre démonte magistralement dans le premier chapitre de ses Réflexions sur la question juive, avec l’exemple d’une femme qui, « roulée » par un commerçant juif peu scrupuleux, tire de cette expérience particulière une conclusion générale sur « les Juifs ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-115990688971863171?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2006/10/pas-en-notre-nom.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-115982350961950068</guid><pubDate>Mon, 02 Oct 2006 21:08:00 +0000</pubDate><atom:updated>2006-10-02T23:13:19.716+02:00</atom:updated><title>Pourquoi est-ce difficile de critiquer l'Islam?</title><description>Trois points de vue&lt;br /&gt;Par Marc SEMO, Pascal RICHE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Liberation.fr : Samedi 30 septembre 2006 - 06:00&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Olivier Roy, directeur de recherche au CNRS&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;«Certains jouent à chatouiller la fatwa»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Il y a d'abord une question de perception. Quand on évoque les réactions des musulmans, de quoi parle-t-on exactement ? A Berlin, l'opéra de Mozart a été annulé après seulement un coup de téléphone d'avertissement, et il y a eu quelques dizaines de menaces, notamment sur Internet, contre l'article de Robert Redeker dans le Figaro. L'affaire de la publication des caricatures de Mahomet dans un quotidien danois en septembre 2005 a mis plus de trois mois à démarrer, à l'initiative de deux imams de Copenhague. A chaque fois, il s'agit de quelques individus qui jettent de l'huile sur le feu, et, du moins en Europe, les organisations musulmanes s'efforcent plutôt de calmer le jeu avec de grandes déclarations emberlificotées sur le respect mutuel et contre le blasphème. Si l'on s'en tient aux seuls pays occidentaux, il faut bien admettre qu'il s'agit de tempêtes dans un verre d'eau. En évoquant la réaction des musulmans, personne n'essaie donc de déconstruire une certaine image de l'islam et des musulmans vivant en Occident. On parle d'une communauté de millions de personnes prêts à descendre dans les rues alors que cette communauté n'existe pas. Il y a, en revanche, une population musulmane largement apathique. Les problèmes pour la liberté de critique de l'islam sont créés par un certain nombre d'extrémistes. C'est un danger, mais il ne faut pas en exagérer les proportions. Le groupe qui a assassiné le cinéaste néerlandais Theo Van Gogh était tout au plus composé d'une quinzaine de membres. Certes, quinze personnes peuvent s'organiser pour tuer ou saboter un spectacle ou encore lancer un cocktail Molotov dans une réunion. S'il y a bien un risque sécuritaire, il reste limité et se réduit à un problème de police. Je ne suis pas convaincu quant au danger d'une autocensure croissante. On voit au contraire se multiplier des attaques polémiques contre l'islam souvent ignorantes et qui frisent parfois l'imbécillité. Certains jouent délibérément à chatouiller la fatwa. La provocation est certes une vieille tradition française depuis les anars jusqu'aux situationnistes en passant par les surréalistes ; mais il ne faut pas ensuite s'étonner des réactions qu'elles peuvent déchaîner. Des organisations musulmanes réagissent en tentant de faire reconnaître le blasphème par la loi, mais cela est sans espoir dans un pays laïque comme la France. Mais d'autres groupes religieux sont engagés dans un combat similaire.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Caroline Fourest, journaliste, auteure de «la Tentation obscurantiste» (1)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;«La paranoïa est entretenue»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Rester un esprit libre, c'est de plus en plus prendre le risque de recevoir des coups de tous les côtés. Je ne parle même pas du monde arabo-musulman, où nombre de régimes, à commencer par la Syrie et l'Iran, entretiennent délibérément la paranoïa de leur population afin de capitaliser à leur profit la mobilisation face à tout ce qui peut être ressenti comme une attaque de l'islam. Même en Occident, l'espace de la critique se réduit et le climat devient lourd. Nous sommes passés d'une affaire Rushdie tous les dix ans à une affaire Rushdie tous les ans, voire maintenant quasiment tous les mois. A l'époque, quand l'ayatollah Khomeiny lança sa fatwa contre l'écrivain, la gauche était soudée pour défendre la liberté d'expression et le droit d'offenser les religions. Aujourd'hui, elle est divisée de peur d'apparaître islamophobe ou raciste. Concrètement, cela veut dire aujourd'hui que, si vous êtes un intellectuel de culture ou de confession musulmane, toute critique envers le religieux vous vaudra l'accusation d'être un traître. Si vous n'êtes pas musulman, on vous soupçonnera ­ ou on vous accusera ­ de racisme, quand bien même vous travaillez sur tous les intégrismes. D'où une autocensure croissante. A Charlie Hebdo, nous sommes en procès avec trois associations qui ont porté plainte contre nous pour avoir publié les caricatures de Mahomet. Si nous sommes finalement condamnés, je ne vois pas quel journal prendra après un risque similaire. Chez certains, il y a aussi la peur. Les embrasements de l'opinion arabo-musulmane sur ces thèmes ne sont jamais spontanés, comme on l'a vu lors de l'affaire des caricatures où la campagne a été menée pendant des mois par des groupes très structurés. A l'époque de l'affaire Rushdie, il fallait qu'un dignitaire religieux de renom comme l'ayatollah Khomeiny entre en lice pour être entendu au niveau mondial. Maintenant, avec l'Internet, n'importe quel dingue peut émettre une condamnation qui sera reprise à son compte n'importe où ailleurs sur la Toile par un autre dingue. Dans de telles affaires, le blasphémateur ou celui qui a émis une parole provocante n'est jamais quelqu'un qui émet une parole avec laquelle on est entièrement d'accord, ni nécessairement quelqu'un de sympathique. Mais il faut les soutenir et tenir, car autrement l'autocensure ne fera que se renforcer encore.»&lt;br /&gt;(1) Grasset, 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Tariq Ramadan, enseignant à l'université d'Oxford&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;«Les provocations empêchent le débat»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Deux facteurs ont avivé ces tensions ces dernières années. Le premier, c'est le contexte global de lutte contre le terrorisme, qui a amplifié, dans le monde musulman, l'impression qu'à travers les radicaux on s'en prenait à l'islam. C'est peut-être faux, mais c'est une impression vécue quotidiennement et qui a fini par s'inscrire dans le réel. Le second facteur, c'est la rapidité de la transmission des informations. Elle conduit à des mauvaises interprétations, comme ce fut le cas dans l'épisode du pape à Ratisbonne : cela a entraîné des réactions à chaud sur un bout de phrase sorti du contexte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons actuellement une période d'intense sensibilité dans le monde musulman. Les gens ont l'impression d'être l'objet de critiques et de stigmatisations continuelles. Même s'il faut être très prudent avec l'usage du mot "islamophobie", il est clair que beaucoup de musulmans ont le sentiment d'être l'objet d'un nouveau type de racisme. Beaucoup réagissent sur le registre de l'émotion et de la passion, d'où tous ces événements à répétition. Dans toutes les critiques adressées au monde musulman, certaines sont pourtant légitimes, et il faudrait y répondre. Le problème, c'est que des provocations, des attaques grossières, empêchent un débat raisonnable sur l'islam. Elles poussent tout le monde vers l'émotion, vers la perte de contrôle du discours. Je ne vise pas ici la mise en scène d' Idoménée [à Berlin, ndlr], qui relève de la création artistique : l'opéra n'avait aucune raison d'être déprogrammé. Je vise les intellectuels qui jouent la provocation à dessein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prof de philo doit bien sûr être libre d'écrire ce qu'il veut dans le Figaro, m ais il faut savoir ce que l'on veut : il a signé un texte stupidement provocateur, et il faut se demander quelle est l'intention qui se cache derrière. Il ne s'agit pas d'une maladresse : l'auteur sait ce qu'il fait, il sait que sa démarche s'inscrit dans une période de tension extrêmement grave. Il n'aide pas à réduire cette tension. Lorsque ces intellectuels attaquent l'islam par provocation, ils ne cherchent qu'à confirmer, grâce aux réactions suscitées, leurs thèses. Ils provoquent à dessein des réactions enflammées, et peuvent ensuite dire : "Vous voyez, il y a une incompatibilité entre l'islam et l'occident !" Ce faisant, ils n'aident pas ceux qui essayent d'appeler les musulmans à accepter la critique, l'autocritique et le débat.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/207776.FR.php&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-115982350961950068?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2006/10/pourquoi-est-ce-difficile-de-critiquer.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-114028796349584580</guid><pubDate>Sat, 18 Feb 2006 18:38:00 +0000</pubDate><atom:updated>2006-09-08T01:49:01.176+02:00</atom:updated><title>Nous assistons à une escalade de l'obscurantisme</title><description>• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU MONDE DU 23.10.01&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Legendre, historien du droit&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous assistons à une escalade de l'obscurantisme"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entretien avec Pierre Legendre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où l'État tend à se dessaisir de ses fonctions de garant de la raison et où le droit n'est plus qu'une machine à enregistrer des pratiques sociales, la souveraineté du fantasme appelle le nihilisme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Vous avez consacré une grande part de votre énergie à rendre compte de la "construction anthropologique occidentale". Vous vous êtes interrogé, tout au long de votre œuvre, sur le sens des règles de droit et sur leur légitimité. Vous avez montré que l'Etat était jusqu'à présent le garant de la raison. Ce qui s'est passé le 11 septembre à New York signifie-t-il qu'il ne l'est plus ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On ne peut pas imposer par la force ce qui doit être conquis. La démocratie a été une conquête en Occident, jusqu'au moment où elle s'est retournée en devenant la caserne libertaire. De mon point de vue, il y a connivence de fait entre l'idéologie libertaire et l'ultralibéralisme. Figurez-vous qu'après la chute du mur de Berlin, Harvard Business Review a publié un article intitulé "La démocratie est inévitable". Désormais, on vous imposera la démocratie comme le business, y compris sur le mode de la menace. J'ai vu en Afrique les Etats potiches que nous avons fabriqués. Sans tradition administrative, ils ne pouvaient qu'être corrompus. Ainsi ai-je vu par exemple vendre des diplômes. La doxa de l'ONU et de l'Unesco affirmait péremptoirement que partout où le progrès technique s'installerait, la religion se folkloriserait ou disparaîtrait. J'ai pensé qu'il fallait, au contraire, travailler à faire coexister l'éducation traditionnelle, y compris l'école coranique, avec l'enseignement moderne et prendre le temps de ce métissage. Aussi ai-je dit à l'un de mes mandants qui professait ces thèses : "A mon avis, l'islam reviendra, le couteau à la main." Nous y sommes. Les institutions démocratiques ne s'imposent pas, elles doivent être conquises par les États et par les sujets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais justement, chez nous, les jeunes générations ont-elles les moyens de conquérir ces institutions démocratiques ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non. La débâcle normative occidentale a pour effet la débâcle de nos jeunes : drogue, suicide, en un mot nihilisme. Notre société prétend réduire la demande humaine aux paramètres du développement, et notamment à la consommation. L'an dernier, le PDG du groupe Vivendi a dit : "Le temps politique classique est dépassé ; il faut que le consommateur et les industriels prennent le leadership." Voilà l'abolition des États programmée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous rapprochez donc le jeune Occidental qui ne sait plus donner du sens à sa vie et l'islamiste qui s'abandonne à son fantasme de mort ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La souveraineté du fantasme appelle le nihilisme. Dans Les Possédés de Dostoïevski, Kirilov se suicide pour prouver qu'il est à lui-même le principe de raison. En se tuant, il croit supprimer chez l'homme la souffrance et la peur, et prouver que l'humanité peut se surmonter elle-même, devenir Dieu. Nous assistons à une escalade de l'obscurantisme. Voyez, aux États-Unis, ce que certains technocrates et universitaires appellent le transhumanisme, la post-humanité qui comporte la résolution intégrale du problème de la mort (sic). Freud avait bien aperçu le creuset délirant de la raison que les religions prennent en charge en métabolisant le meurtre. Le meurtre habite l'esprit de l'homme. Dans l'entreprise, la concurrence est un meurtre transposé ; en politique, les élections le sont aussi : on renvoie son adversaire dans ses foyers. On ne rendra pas la vie supportable par des raisonnements scientifiques ou de bons sentiments, mais par des interprétations cohérentes qui peuvent exiger de chacun une part de sacrifice pour qu'on ne donne pas, par exemple, de leçons à autrui au nom de nos propres aveuglements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comment le spécialiste du droit romain et du droit canonique que vous êtes a-t-il articulé son savoir avec la psychanalyse pour ouvrir le champ de cette "anthropologie dogmatique" qui structure votre travail ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je me suis donné plusieurs formations. L'une d'elles, le droit romain et l'histoire du droit, a fait de moi un professeur agrégé d'histoire du droit en 1957. Les droits romain et canonique sont le cœur méconnu des sciences juridiques, qui contiennent les éléments refoulés de la construction de l'Occident. La grande querelle de l'Occident romano-canonique chrétien avec la tradition juive est aux sources d'une conception religieuse et politique de l'État qui a retenu toute mon attention. Remarquez que l'étymologie du mot État implique en général un complément de nom (l'état de quelque chose) et évoque la station verticale. L'État est la construction normative, institutionnelle, qui fait tenir debout quelque chose d'essentiel à la vie sociale. Dans le même temps, je me suis donné une formation économique. J'y ai ajouté une ! formation littéraire qui incluait la philosophie, la sociologie et la morale. Etudiant, à la fin des années 1950, j'ai eu vent de l'existence de la psychanalyse. Bientôt, j'ai commencé à fréquenter un divan. La psychanalyse sentait le soufre et son usage était alors occulte. Enfin, la fréquentation des arts, et notamment de la poésie, m'était très chère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En quoi le droit romain nous concerne-t-il aujourd'hui ? Informe-t-il seulement notre corpus juridique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, il explique aussi une grande part de la réalité sociale. Armature du christianisme, il est porteur de rituels, de liturgies, d'une certaine tolérance d'autres cultures, dont Justinien, au VIe siècle, précise remarquablement les limites : "Les juifs se livrent à des interprétations insensées."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- De votre point de vue, l'antijudaïsme chrétien qui a survécu jusqu'à nos jours, et a, en partie, fécondé l'antisémitisme raciste, tient-il sa puissance du droit romain ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La tragédie ultime du XXe siècle, la Shoah, suppose des siècles et des siècles de haine. Je suis un homme du passé et de l'avenir lointain. Je n'habite pas le présent, car j'ai compris la nécessité de combattre la mémoire courte. J'ai vécu avec des hommes du texte, ces médiévaux pour qui l'historique est une affaire géologique, sédimentée : le passé est toujours là, présent, et le futur est là, devant nous. Le mot antisémitisme est récent. Dans ma plongée dans les littératures latines de chancellerie, j'ai été frappé par la violence antijuive de certains textes pontificaux du XIIIe siècle. Le pontife romain se considère aussi comme le pape des juifs et stigmatise la circulation d'interprétations non conformes des textes sacrés par les rabbins. Le système romano-chrétien évacue la circoncision malgré la matrice biblique, mais le corps, refoulé par le christianisme, revient sous la forme du centralisme papal. On disait autrefois de l'empereur romain qu'il avait "tout le droit dans l'archive de sa poitrine": la corporéité de la lettre s'incarne dans l'empereur, puis dans le pape, interprète unique et souverain de la parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comment ne pas penser à la façon dont Ernst Kantorowicz a fait du souverain l'énonciateur de la loi, le corps du pouvoir. Est-ce dans la même perspective que vous montrez que le corps ne se réduit pas au biologique, que, chez l'homme, la vie de la représentation prime sur la vie animale et qu'il n'y a pas de corps sans fantasme du corps ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai correspondu avec Kantorowicz. J'ai fait traduire ses articles aux Presses universitaires de France. L'anthropologie travaille à la fois l'image, le corps et le mot. Comme lui, je pense que la modernité commence au XIIe siècle avec le Moyen Age classique, quand le christianisme latin s'est approprié le legs historique du droit romain en sommeil depuis plus de 500 ans. Ce fut le début de l'État moderne, qui bat aujourd'hui en retraite sous les coups de l'affirmation de l'individu. Et les États contemporains se lavent les mains quant au noyau dur de la raison qui est la différence des sexes, l'enjeu œdipien. Ils renvoient aux divers réseaux féodalisés d'aujourd'hui l'aptitude à imposer législation et jurisprudence. Pensez aux initiatives prises par les homosexuels. Le petit épisode du PACS est révélateur de ce que l'État se dessaisit de ses fonctions de garant de la raison. Freud avait montré l'omniprésence du désir homosexuel comme effet de la bisexualité psychique. Un exemple de transposition culturelle : le rituel monastique qui chante Jésus en l'appelant "notre Mère". La position homosexuelle, qui comporte une part de transgression, est omniprésente. L'Occident a su conquérir la non-ségrégation, et la liberté a été chèrement conquise, mais de là à instituer l'homosexualité avec un statut familial, c'est mettre le principe démocratique au service du fantasme. C'est fatal, dans la mesure où le droit, fondé sur le principe généalogique, laisse la place à une logique hédoniste héritière du nazisme. En effet, Hitler, en s'emparant du pouvoir, du lieu totémique, des emblèmes, de la logique du garant, a produit des assassins innocents. Après Primo Levi et Robert Antelme, je dirai qu'il! n'y a aucune différence entre le SS et moi, si ce n'est que pour le SS le fantasme est roi. Le fantasme, comme le rêve qui n'appartient à personne d'autre qu'au sujet (personne ne peut rêver à la place d'un autre), ne demande qu'à déborder. La logique hitlérienne a installé la logique hédoniste, qui refuse la dimension sacrificielle de la vie. Aujourd'hui, chacun peut se fabriquer sa raison dès lors que le fantasme prime et que le droit n'est plus qu'une machine à enregistrer des pratiques sociales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Votre passage par l'Afrique a joué un grand rôle dans votre conception du droit. Il vous a permis de relativiser nos valeurs occidentales et de lire, partout dans le monde, ce dessaisissement d'un État instituant. Vous y avez observé les édifices institutionnels par lesquels des sociétés comme la nôtre répondent à l'angoisse existentielle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai travaillé au Gabon avec une entreprise qui vendait du développement, avec les Nations unies au Congo ex-belge, puis au Mali avec l'Unesco. J'ai compris que ma formation de juriste préoccupé des textes du Moyen Age m'était bien plus utile que les sciences économiques. Je voyais, en effet, dans les écoles coraniques des enfants réciter rituellement des versets dans la langue sacrée du Coran, qui n'était pas la leur, exactement comme les glossateurs médiévaux transmettaient en latin le droit romain disparu. Je découvrais l'égalité de tous devant la vie de la représentation : l'État occidental n'est qu'une forme transitoire de cette vie. Il reproduit du sujet institué, en garantissant le principe universel de non-contradiction : un homme n'est pas une femme, une femme n'est pas un homme ; ainsi se construisent les catégories de la filiation. La fonction anthropologique de l'État est de fonder la raison, donc de transmettre le principe de non-contradiction, donc de civiliser le fantasme. L'État, dans la rationalité occidentale, est l'équivalent du totem dans la société sans État. En Afrique, il y a aussi un au-delà de l'individu qui est peut être en train de se perdre chez nous."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Propos recueillis par Antoine Spire&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-114028796349584580?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2006/02/nous-assistons-une-escalade-de.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-114028782947687650</guid><pubDate>Sat, 18 Feb 2006 18:32:00 +0000</pubDate><atom:updated>2006-04-02T01:13:09.726+02:00</atom:updated><title>Elections Palestiniennes : Point de vue de Michel WARSHAVSKY</title><description>Pour les hommes et les femmes de Palestine, la victoire du Hamas est une terrible défaite dans leur lutte pour un Etat laïque et démocratique. La tâche centrale du mouvement de solidarité en Europe est aujourd’hui de combattre avec vigueur, et sans compromis aucun, le chantage exercé par certains gouvernements européens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi dernier, la plupart des journalistes étrangers parlaient d’ambiance festive dans les villes et les villages palestiniens où la population était en train de voter, massivement d’ailleurs, puisque le taux de participation dépassait les 75%. « Fête de la démocratie » annonçait une chaîne européenne, en insistant sur l’absence d’incidents ou d’irrégularités. Mentionnons pourtant une irrégularité majeure : les menaces des puissances américaine et européenne de couper l’aide économique au cas où les Palestiniens éliraient au Conseil législatif une majorité de membres du Hamas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis vinrent les résultats : il s’avère que les menaces n’ont pas eu le succès attendu, et c’est avec une majorité écrasante que le Hamas entre au Conseil législatif palestinien, à la surprise de tous, y compris de la direction du parti islamiste. Car s’il était évident que ce dernier allait faire un bon score, capitalisant la déception populaire de la gestion catastrophique du Fatah qui avait monopolisé le pouvoir dès la mise en place de l’Autorité palestinienne en 1994, personne ne s’attendait à un tel ras de marée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les 132 députés du nouveau Conseil Législatif, le Hamas a 76 élus, le Fatah 43, et les diverses listes de gauche 13. Il est d’ailleurs intéressant de noter que dans le collège proportionnel (le conseil étant composé à moitié de députés élus à la proportionnelle sur des listes nationales et à moitié par des représentants de districts élus à la majorité des voix) les chiffres sont sensiblement différents : sur 66 députés, le Hamas a 30 élus (45%), le Fatah 27 (41%) et la gauche 9 (14%), ce qui représente plus fidèlement le véritable rapport de forces politique dans les territoires palestiniens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des l’annonce des résultats, commence une immense campagne de mystification internationale : « nous n’avons plus de partenaires » affirment les dirigeants israéliens ; avec la victoire du Hamas, renchérissent les médias occidentaux, le processus de paix est maintenant enterré. Comme si, à la veille des élections, il y avait eu un processus de paix ou pour le moins des négociations israélo-palestiniennes ! Comme si Mahmud Abas, le Président de l’Autorité palestinienne, et avant lui, Yasser Arafat n’avaient pas été eux aussi disqualifies comme partenaires par Ariel Sharon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ariel Sharon a fait, depuis longtemps, le choix de l’unilatéralisme et systématiquement refusé de considérer les dirigeants du Fatah comme des interlocuteurs, y compris dans le « retrait unilatéral de Gaza ». Ce n’est pas l’élection du Hamas qui a mis fin au processus négocié mais le refus, déclaré, du gouvernement israélien de continuer le processus d’Oslo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas plus qu’Ariel Sharon aurait été, sur le tard, un homme de paix, la victoire du Hamas serait le signe d’une reprise de la guerre... qui, malgré la trêve unilatérale des Palestiniens, et en particulier du Hamas, n’a jamais été arrêtée par les forces d’occupation israéliennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre composante de la campagne de mystification, ouvertement raciste cette fois, est la description du Hamas comme un courant « fanatique », irrationnel, pour qui la violence est un but en soi, et la mort des Juifs un devoir sacré. Le Hamas est un mouvement islamiste intégriste, guidé par une certaine lecture de l’Islam avec un projet de société où il ne ferait pas bon vivre pour quiconque est épris de liberté et d’égalité. Il prône en outre la destruction de l’Etat d’Israël et la constitution d’une république islamiste sur l’ensemble du monde ou la culture musulmane est majoritaire. Pour les hommes et les femmes de Palestine, la victoire du Hamas est une terrible défaite dans leur lutte pour un Etat laïque et démocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait le Hamas n’est pas différent des nombreux partis intégristes israéliens dont le projet de société est assez proche de celui du Hamas, et de certains partis israéliens d’extrême-droite qui s’opposent farouchement à l’autodétermination des Palestiniens et appellent à leur expulsion et leur dispersion à travers le monde arabe. Ces partis ont participé à des gouvernements israéliens divers, que ce soit celui de Yitshak Rabin (le Parti National Religieux, le Shass) ou le gouvernement du pacifiste Ariel Sharon (Moledet, l’Union Nationale), et cela n’a pas provoqué le boycott d’Israël ou la rupture de l’accord d’association entre Israël et l’Union Européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, contrairement aux images racistes propagées par les médias israéliens et internationaux, le Hamas est un mouvement politique extrêmement rationnel et pragmatiste : si l’islamisation du monde arabe est son objectif à long terme, y compris, pour l’instant, la disparition d’Israël, il est tout à fait prêt à accepter un cadre de coexistence avec l’Etat sioniste, à négocier avec ses dirigeants et à respecter les accords signés par l’OLP avec l’Etat juif. Il l’a clairement annoncé, dès lors qu’il acceptait de prendre part au jeu démocratique et de revendiquer le pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’acceptation d’une trêve à long terme avec Israël, et ce malgré le fait qu’Israël pour sa part s’est opposée à une trêve dans sa guerre de pacification, prouve que le mouvement islamiste sait être pragmatique, et le respect scrupuleux de cette trêve, malgré les innombrables provocations israéliennes montre en outre que c’est un mouvement extrêmement discipliné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois décisions prises par la direction du Hamas ces derniers jours montrent la voie qu’il entend suivre : d’abord, l’acceptation de l’autorité de l’OLP (toujours encore dirigée par le Fatah) sur l’Autorité nationale palestinienne, ce qui laisse au Président Abbas une très grande marge de manoeuvre dans la poursuite d’un éventuel processus négocié... si Israël décide de mettre fin à son sabotage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite l’appel à un gouvernement d’union nationale avec le Fatah, où les portefeuilles les plus importants seraient aux mains d’experts et de technocrates et dans lequel les dirigeants du Hamas seraient en fait minoritaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, la dissolution de ses propres milices dans des forces armées nationales palestiniennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est donc loin d’un projet de guerre sainte, comme on nous en rabat les oreilles depuis quelques jours. En fait, la balle est dès à présent dans le camp du Fatah : répondra-t-il aux appels à l’union du Hamas ? Acceptera-t-il de renoncer au monopole du pouvoir, en particulier sur les finances et les forces armées officielles ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Fatah est profondément divisé face aux enjeux nouveaux auquel il est confronté, et les risques de confrontations entre tendances rivales de la formation d’Abou Mazen sont tout à fait réels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des tensions similaires menacent également le mouvement de solidarité internationale, avec le risque de voir poindre des tendances à réduire une solidarité plus nécessaire que jamais, à cause du « mauvais vote » des Palestiniens. Or la tâche centrale du mouvement de solidarité en Europe est aujourd’hui de combattre avec vigueur, et sans compromis aucun, le chantage exercé par certains gouvernements européens et certains dirigeants de l’UE : les Palestiniens ont besoin du soutien international, les Palestiniens ont droit au soutien international, indépendamment du choix démocratique qui a été le leur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se dérober à une telle tâche reviendrait à confirmer l’horrible discours défendu par le gouvernement israélien depuis près de six ans, selon lequel en soutenant une direction terroriste (il s’agissait à l’époque de Yasser Arafat !), le peuple palestinien prouve qu’il est un peuple terroriste et qu’en conséquence, il a perdu tous ses droits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michel Warchawski &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--&lt;br /&gt;A Propos de l'auteur :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Universitaire, journaliste et essayiste israélien qui se définit comme « militant antisioniste », Michel Warschawsky est le co-directeur de l’Alternative Information Center . Voix parmi les plus radicales de la gauche israélienne, et pacifiste de longue date, Warschawsky lutte depuis plus de trente ans pour une « paix juste » avec les palestiniens et pour une démocratisation de l’état d’Israël. Il y a quelques années, en plein contre-courant, et suscitant un vif débat jusque dans les pays arabes, il a reproposé la vieille idée d’un état binational et démocratique dans Israel-Palestine : Le défi binational, (Editions Textuel, 2001). Parmi ses autres livres plus récents, Sur la frontière (en collaboration avec Michèle Sibony, Stock, 2002), A tombeau ouvert. La crise de la société israélienne (Paris, 2003). A contre coeur. Les voix dissidentes en Israël, avec M.Sibony. (Paris, 2003).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://alternatives-international.net/&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-114028782947687650?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2006/02/elections-palestiniennes-point-de-vue.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-113908951455182178</guid><pubDate>Sat, 04 Feb 2006 21:44:00 +0000</pubDate><atom:updated>2006-02-04T23:22:13.600+01:00</atom:updated><title>Joel de Rosnay sur France Culture : La Révolte du Pronétariat</title><description>Emission en Mp3&lt;br /&gt;&lt;object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://fpdownload.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=7,0,0,0" width="200" height="20" id="dewplayer" align="middle"&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="sameDomain" /&gt;&lt;param name="movie" value="dewplayer.swf?son=deRosnay.mp3&amp;amp;bgcolor=FFFFFF" /&gt;&lt;param name="quality" value="high" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="FFFFFF" /&gt;&lt;embed src="dewplayer.swf?son=deRosnay.mp3&amp;amp;bgcolor=FFFFFF" quality="high" bgcolor="FFFFFF" width="200" height="20" name="dewplayer" align="middle" allowScriptAccess="sameDomain" type="application/x-shockwave-flash" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un point de vue éclairé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.pronetariat.org"&gt;Pronetariat&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-113908951455182178?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2006/02/joel-de-rosnay-sur-france-culture-la.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-113839775060109415</guid><pubDate>Fri, 27 Jan 2006 21:34:00 +0000</pubDate><atom:updated>2006-01-27T22:46:18.426+01:00</atom:updated><title>Le choc entre les lois de droits des femmes et la coutume africaine</title><description>Par SHARON LaFRANIERE&lt;br /&gt;Publié le 30 décembre, 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LAMONTVILLE, Afrique du Sud ­ Théoriquement, ce qui est arrivée à la jeune Sibongile, âgée de 14 ans dans son township peuplé et vallonné près de Durban en novembre ne pourrait pas arriver aujourd¹hui ­ du moins pas légalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors d¹un samedi matin torride, pendant qu¹une douzaine de femmes observaient, Sibongile rejoignit 56 autres filles zoulous devant une tente lignée rouge et blanc. Une à une, elles se couchaient sur un tapis de paille sous la tente ; une à une, elles subissaient un examen hâtif de leur sexe par une femme coiffée d¹un chapeau de cérémonie perlé. Après que l¹inspectrice ait prononcé son jugement sur l¹état de l¹hymen de chaque fille ­ « vierge, » « beau ,» « parfait, » - chacune s¹en allait sous les trilles excitées des femmes qui observaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu¹à ce que Sibongile lève sa jupe plissée pour se soumettre à l¹examen. Un silence presque total la suivit hors de la tente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Seule une d¹elles l¹acclama, » a-t-elle raconté, avec une expression de détresse suite à la détermination qu¹elle n¹était pas vierge. « Je me sens très mal parce que je n¹ai rien fait. » Pour beaucoup de Zoulous, ces tests de virginité constituent une coutume vénérée, une coutume qui décourage le sexe prématuré et qui, après être tombée en désuétude, a connu un renouveau pour lutter contre l¹extension du HIV. Mais pour beaucoup de militantes des droits des femmes et des enfants, la pratique est non-scientifique, discriminatoire ­ pour les filles qui sont accusées publiquement, peut-être faussement, d¹avoir perdu leur virginité ­ flétrissant émotionnellement. Ce mois-ci, leurs arguments ont persuadé le Parlement sud africain d¹interdire certains tests de virginité, punissables jusqu¹à 10 ans d¹emprisonnements en cas de violation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L¹interdiction est un exemple, en Afrique subsaharienne, de l¹introduction lente mais inexorable dans la loi, de protections élémentaires qui ont longtemps été refusées aux femmes. Mais il témoigne aussi de la fragilité du mouvement envers les droits des femmes dans la région. La nouvelle loi est non seulement une version édulcorée de ce qui était proposé, mais peu de gens croient qu¹elle puisse contenir une tradition ancrée si profondément dans la culture zoulou et dans une mesure moindre dans la culture xhosa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous maintiendrons nos traditions et nos coutumes, » a dit Patekile Holomisa, le président du Congrès des chefs traditionnels, un parti politique en Afrique du Sud. « On passe des lois qui n¹ont pas nécessairement un impact sur la vie des gens. Je suppose que celle-ci est l¹une d¹elles. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L¹histoire est la même dans une grande partie cette région : mesurés en lois et en statut politique, les femmes ont obtenus des gains solides, même extraordinaires vers l¹égalité. Les commissions pour l¹équité envers les femmes sont très répandues dans les 48 pays subsahariens. Des femmes sont maintenant associées aux chefs d¹état dans au moins sept pays et une femme est présidente dans l¹un d¹eux, le Liberia. Elles détiennent un siège parlementaire sur six, ce qui correspond à la moyenne mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une législation de droits des femmes a aussi été promulguée. La nouvelle constitution du Swaziland adoptée cette année, fait des femmes les égales légales des hommes, pouvant avoir leur propre propriété, signer des contrats et obtenir des emprunts sans le parrainage d¹un homme. Le Zimbabwe a autorisé cette année les femmes à hériter de leur mari et de leur père. Le Libéria a passé une loi sévère contre le viol, et la présidente élue Ellen Johnson-Sirleaf, la première femme à être élue à la tête d¹un état dans l¹Afrique moderne s¹est engagée à la mettre en application.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mois dernier un protocole détaillé de droits des femmes, ratifié par 15 pays africains, est entré en application comme partie de la charte africaine des droits humains. Mais même ainsi, il est typique que les gouvernements africains adoptent plus rapidement des protocoles internationaux que de voter des lois domestiques. Et ils sont plus rapides à adopter des lois domestiques que de les appliquer, ou de toucher aux règles non écrites ­ la dite loi vivante de la coutume ­ qui dirige beaucoup l¹Afrique rurale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Guinée, par exemple, l¹excision génitale féminine est un crime depuis 1965, punissable de prison à vie ou de la peine de mort. Mais en 40 ans, dit le Centre pour les Droits reproductifs, un groupe militant de New York,jamais un seul cas n¹est passé en jugement. L¹UNICEF dit que 99% des femmes&lt;br /&gt;de Guinée sont excisées, un taux inchangé depuis des décennies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une région où près de la moitié des femmes sont analphabètes et ou les tribunaux et l¹assistance légale sont éloignés, ce sont souvent les chefs tribaux et pas les membres du Parlement qui décident ce qui est la loi. Presqu¹invariablement des hommes, les chefs tribaux sont les arbitres culturels de l¹Afrique rurale. Dans certains pays africains, leurs interprétations de la loi traditionnelle annulent les lois civiles et criminelles, dit Colleen Lowe-Morna, directrice de « Gender Links », un groupe des droits des femmes de Johannesburg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Pour la majorité des femmes qui vivent dans les zones rurales, la loi coutumière les condamne au fond à êtres des mineures toute leur vie, sous leur père, leur mari, leurs frères ou tout autre, «  dit Ms. Lowe-Morna. Les dirigeants politiques trouvent pratique de maintenir des doubles systèmes légaux, parce que cela vous permet d¹approuver tous ces trucs progressistes mais rien essentiellement sur le terrain. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stephen Lewis, l¹envoyé spécial des Nations Unies pour l¹Afrique pour le sida et qui fait campagne contre les inégalités entre hommes et femmes, dit que les femmes ont besoin de leur propre version de l¹UNICEF, agence des Nations Unies pour les enfants. Ce qui manque aux Nations Unies « est une agence internationale de femmes puissante émergente et qui se charge du monde, » a-t-il dit dans une interview récente. « Personne n¹est responsable, » a-t-il dit, « Il n¹y a pas d¹argent, il n¹y a pas urgence, il n¹y a pas d¹énergie. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement à ce que lui et d¹autres disent, les donneurs internationaux s¹engagent comme d¹habitude à prendre en considération les problèmes des femmes en élaborant des programmes d¹aide, une notion pleine de bonnes intentions qui assure très souvent que ces problèmes sont mis sur la touche.&lt;br /&gt;Seuls deux objectifs visant les femmes et les filles ­ réduire la mortalité maternelle et éliminer le fossé entre les filles et les garçons à l¹école ­sont inclus dans les objectifs de développement des Nations Unies pour la prochaine décennie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La propre Commission économique pour l¹Afrique des Nations Unies a délivré en février une évaluation pessimiste des progrès des femmes africaines, déclarant que les gains concernant la mobilisation politique des femmes,défense des femmes et représentation gouvernementale « ne se traduisent pas par un changement substantiel de la vie des femmes ordinaires. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une partie du monde où des m¦urs modernes se heurtent souvent avec des traditions anciennes, les femmes elles-mêmes sont parfois divisées sur ce qui constitue un progrès. Certaines militantes en faveur des femmes disent que leur mouvement s¹est constitué autour de besoins du continent pour promouvoir la paix et réduire la violence contre les femmes. Au-delà de cela, l¹unité est difficile à atteindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Ouganda, des centaines de femmes musulmanes ont protesté contre la législation qui interdisait la polygamie et l¹excision génitale féminine, qui garantissait des droits égaux dans le mariage et le divorce et élevait l¹âge légal du mariage à 18 ans. Un Ougandais sur six est musulman. Le Parlement ougandais a suspendu la loi qui était en vigueur depuis près de 40 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le débat sur le test de virginité en Afrique du Sud n¹a pas été différents des batailles pour les droits des femmes ailleurs. La question opposa les membres de la Commission sud-africaine pour l¹égalité de genre aux dirigeants zoulous, hommes et femmes, qui voyaient dans la législation une attaque contre une culture tribale ancienne et les valeurs familiales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joyce Piliso-Seroke, qui préside la commission, a vivement conseillé au Parlement d¹interdire carrément les tests. L¹inspection publique du sexe des filles est humiliante, les conclusions sur leur virginité, bâclées et peu fiables médicalement, la stigmatisation des filles qui échouent est une gifle pour la vie et l¹identification publique de vierges, une invitation pour les violeurs à cause d¹un mythe parmi les hommes africains que des relations sexuelles avec une vierge peuvent guérir le sida, argumenta-t-elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et surtout, ajouta-t-elle, elle rejette la notion qu¹il est acceptable d¹établir un jugement sur les vertu des filles tout en ignorant la moralité des garçons. Eduquer les garçons et les filles est une meilleure arme contre le sida.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dirigeants zoulous cependant, appelèrent les tests de virginité une tradition vénérée convenant idéalement à la lutte contre les maladies modernes. Le roi Goodwill Zwelithini Zulu qualifia les tests de cordon ombilical entre les Zoulous modernes et leurs ancêtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Pietermaritzburg et à Durban, des centaines de femmes et de filles, la poitrine dénudée et portant les courtes jupes traditionnelles zoulous et des colliers à perles manifestèrent contre l¹interdiction. Inkosi Mzimela, le représentant de la Maison des chefs traditionnels d¹Afrique du Sud, une assemblée de chefs tribaux, a qualifié la législation de scandaleuse et a mis en garde que des communautés allaient la défier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même le vice-président d¹Afrique du Sud, à ce moment là, Jacob Zuma s¹est mêlé au débat l¹an dernier. Mr Zuma, un Zoulou, avait personnellement assisté à une cérémonie de tests de virginité, approuvant la pratique comme un moyen de protéger les valeurs africaines contre les effets corrosifs de la civilisation occidentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tout ceci ne regarde pas le gouvernement, » a dit Nomagugu Ngobese, une testeuse de virginité zoulou à Pietermaritzburg qui prétend qu¹elle a identifié des victimes de viol et des auteurs d¹inceste grâce aux tests.  «On dévalue nos choses mais nous n¹abandonnerons pas. Ils devront venir et m¹emprisonner s¹ils le veulent, parce que ceci a aidé nos enfants. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir voter d¹interdire complètement les tests de virginité, le Parlement a fait marche arrière ce mois-ci, limitant les tests aux filles de 16 ans et sur celles qui y consentent. Carol Bower, la directrice de «Ressources destinées à prévenir les mauvais traitement et la négligence des enfants » qui avait soutenu activement l¹interdiction, l¹a qualifié de «compromis OK ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous ne pensons pas que ce soit suffisant, » a-t-elle dit, « mais c¹est aussi bien que possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Lamontville, un township animé de cabanes en contreplaqué et d¹habitations modestes en béton, Jabu Mdlalose, une travailleuse volontaire de la santé de la communauté, organise chaque mois une session de tests de virginité. La cérémonie de novembre était aussi une célébration d¹âge ­ une sorte de batmitzvah zoulou sponsorisée par les familles de deux filles qui avaient atteint la puberté, mettant en vedette des prières aux ancêtres, un bain dans une rivière éclairée par la lune et l¹abattage d¹une chèvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ms. Mdlalose, 42, coiffée d¹un chapeau blanc et noir recouvert de perles s¹assit par terre sous la tente rouge et blanche pour les tests du samedi matin. « Nous ne les forçons pas » dit-elle pendant que les filles s¹alignaient. « Les filles veulent se protéger elles-mêmes. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques filles attribuèrent l¹assistance ­ 57 en tout, âges de 5 à 24 ans ­ à la pression des parents. Beaucoup d¹autres dirent qu¹elles aimaient la camaraderie et étaient fières du rituel. « D¹abord, c¹était embarrassant, » a dit Karabo Ngobese, 19. ³Mais on s¹y habitué.²&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la nouvelle loi est adoptée, il n¹y aura plus d¹examens sans gants, plus de points blancs sur le front des filles jugées vierges.&lt;br /&gt;Et il n¹y aura plus de fille de 14 ans comme Sibongile, qui débuta sa matinée pleine d¹entrain et la termina en se cachant à l¹arrière de la tente, insistant en pleurant que quelque soit le jugement de la testeuse, elle restait une vierge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gavin du Venage contribua à cet article à partir de George, Afrique du Sud.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-113839775060109415?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2006/01/le-choc-entre-les-lois-de-droits-des.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-113425847812412504</guid><pubDate>Sat, 10 Dec 2005 23:47:00 +0000</pubDate><atom:updated>2006-02-05T00:22:48.343+01:00</atom:updated><title>Finkielkraut sur France Culture</title><description>Emission en Mp3&lt;br /&gt;&lt;object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://fpdownload.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=7,0,0,0" width="200" height="20" id="dewplayer" align="middle"&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="sameDomain" /&gt;&lt;param name="movie" value="dewplayer.swf?son=RadioRec.mp3&amp;amp;bgcolor=FFFFFF" /&gt;&lt;param name="quality" value="high" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="FFFFFF" /&gt;&lt;embed src="dewplayer.swf?son=RadioRec.mp3&amp;amp;bgcolor=FFFFFF" quality="high" bgcolor="FFFFFF" width="200" height="20" name="dewplayer" align="middle" allowScriptAccess="sameDomain" type="application/x-shockwave-flash" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-113425847812412504?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2005/12/finkielkraut-sur-france-culture.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-113425572665303709</guid><pubDate>Sat, 10 Dec 2005 23:00:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-12-11T00:52:19.396+01:00</atom:updated><title>Finkielkraut, Taguieff, Adler et les autres... Intellos : la vague droitière</title><description>Ils se veulent « politiquement incorrects », dénoncent la « bien-pensance antiraciste ». Les hérauts de la France en péril sont-ils iconoclastes ou tout bonnement réactionnaires ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nos intellectuels ont vingt ans de retard sur les milieux populaires français... Ils sont visiblement en train de découvrir favorablement les thèses du FN », commente, pince-sansrire, Emmanuel Todd. Résolument optimiste, l'historien veut croire cependant que tout ça n'est que le fait de classes dirigeantes qui sentent que la société future leur échappe. Montée démographique des descendants d'immigrés. Emeutes civiques à répétition : 21 avril 2002 et 29 mai 2005. Et désormais insurrections en banlieue. « Il y a vraiment quelque chose de crépusculaire aujourd'hui chez ces élites françaises, qui sentent que le pays leur tourne le dos. Ce sont elles qui sont en dépression, pas la France. » Une version finalement optimiste de l'« affaire » Finkielkraut, auquel l'auteur d'« Après l'Empire » suggère au passage de prendre un peu de repos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A première lecture de ces six pages dans le quotidien « Haaretz », on peut penser à un faux rédigé pour nuire à l'auteur de « la Défaite de la pensée » et diffusé à la hâte par les soutiens de Dieudonné. Un admirateur de Hannah Arendt et de Léon Poliakov ne polémiquerait pas avec un showman manifestement égaré au sujet d'une hiérarchie à établir dans l'ordre de l'inhumain. Les traites négrières sont au moins aussi graves que la Shoah, « tapez 1 ». Sinon, « tapez 2 ». Impossible. L'altitude culturelle dont un Alain Finkielkraut s'autorise pour toiser la bête humaine à jogging et son « parler banlieue » devrait a priori lui permettre de ne pas tomber dans des pièges aussi grossiers. « Voilà ce qui arrive quand on ne s'intéresse qu'aux concepts, et pas aux faits », disait un jour à son propos Théo Klein, ancien président du Crif. Au-delà du cas Finkielkraut, dont on ne discutera pas la sincérité, il n'est pourtant pas interdit d'y voir un symptôme supplémentaire de l'extrémisation du débat intellectuel en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exemplaire à cet égard, le basculement d'un Pierre-André Taguieff. Historien de référence du racisme, celui-ci dénonçait inlassablement encore à la toute fin des années 1990 la « démonisation » des musulmans dans la société postcoloniale française. Une défiguration de l'islam opérant selon lui « sur le modèle des propagandes totalitaires de type communiste ou nazi ». Entre-temps, le 11-Septembre. Une matinée de feu pour Taguieff, qui réinvestit sur-le-champ sa compulsion documentaire dans la dénonciation agressive d'un complot « islamo-gauchiste ». Entre-temps, une succession d'agressions antijuives que le même Alain Finkielkraut comparera, courant 2002, à l'organisation planifiée de la nuit de Cristal par les nazis en 1938. Entre-temps, toute une fraction de l'intelligentsia qui se convertit à une méfiance antidémocratique de plus en plus suicidaire. Véritable concentré du genre, le violentissime précis de Jean-Claude Milner, « les Penchants criminels de l'Europe démocratique », publié en 2003. Ce fin linguiste, lacanien et anciennement mao, allait jusqu'à y faire de l'« antijudaïsme » le moteur secret de la démocratisation de masse, sous les vivats appuyés du milieu intellectuel. A Himmler, l'Homo democraticus à rollers reconnaissant. Difficile d'imaginer vision plus régressive de ce pacte républicain que décrivait subtilement Michel Winock dans « la France et les juifs » en septembre 2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il n'est pas indifférent que le dénonciateur le plus radical du crime démocratique ait été vingt ans auparavant le porte-drapeau de l'Ecole républicaine et laïque », écrit aujourd'hui Jacques Rancière dans « la Haine de la démocratie » (1) au sujet de Milner. L'historien y rappelle que fut un temps pas si lointain où celui-ci, auteur en 1984 d'un « De l'école », semblait encore croire en l'universel et en la puissance d'égalisation du savoir. Et Rancière de pointer conjointement « les perles d'écolier » de Finkielkraut, passé d'une dénonciation isolée et plutôt courageuse d'une certaine barbarie scolaire issue de Mai-68 à un ressassement doctrinaire au sujet de la francophobie supposément fanatique du lecteur de « Télérama ». La France, d'accord. Mais quelle idée de la France ces gens opposent-ils au juste à ces hordes colorées à capuche censées la haïr ? Encore faudrait-il qu'eux-mêmes l'aiment, cette France des Lumières, autrement que retirée dans un ciel des idées vaincues d'où il est peu probable qu'elle reparaisse jamais sur terre. En tout cas, pas coulée dans le béton des banlieues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant les accusations d'« angélisme », les clercs de gauche restent tétanisés. Le soupçon de complaisances « judéophobes » pesant sur l'extrême-gauche aura achevé de verrouiller toute objection. C'est ainsi que, dans le sillage d'intellectuels écoutés, la dénonciation de l'« extase antifasciste » et de la « bien-pensance antiraciste » est devenue l'inlassable incantation qui permet de poser à l'esprit fort en servant son intérêt bien compris. C'est ainsi que, repeintes aux couleurs avantageuses du soufre et du blasphème, on ressort depuis quelques années de vieux thèmes édifiants, où l'on prône un retour à la yeshiva et au missel. D'anciens « nouveaux philosophes » comme André Glucksmann redécouvrent les charmes ténébreux de la gnose, par-delà Mao et l'antitotalitarisme. D'autres croisent Léon Bloy et Philip K. Dick pour soutenir des lieux communs d'évangélistes américains, comme Maurice G. Dantec. D'autres encore, tel l'historien Alexandre Adler, revendiquent fièrement leur passage de Georges Marchais à George Bush. Beaucoup en appellent à un Leo Strauss, halluciné en oncle néoconservateur d'Amérique, oubliant au passage qu'on aurait bien du mal à imaginer l'auteur du monumental « Maïmonide » tenant des propos de concierge sur l'obscurantisme arabo-musulman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au fond, nous n'en sommes déjà plus là. Le train fantôme de la pensée française file vite désormais. Il y avait encore un salutaire iconoclasme chez certains de ces « nouveaux réactionnaires », que Daniel Lindenberg décrivait polémiquement en octobre 2002 dans « le Rappel à l'ordre ». Pour certains, le faux nez de la subversion est en train de tomber, et c'est une droitisation dure et somme toute bien banale que l'on découvre. Racialisation décomplexée, disqualification de la question sociale réduite à une « culture de l'excuse », diabolisation des « classes dangereuses », trop subventionnées pour être encore « laborieuses » cela s'entend, le tout sur fond de libido sécuritaire à peine dissimulée. Après le politiquement incorrect, voici le « politiquement abject», selon une heureuse expression empruntée à Philippe Muray, le plus subtil des penseurs antimodernes qui, lui, ne donnerait jamais dans ce « dixneuviémisme » glauque-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux repentances sur le passé colonial, les voici désormais pleinement légitimées. Le Comité pour la mémoire de l'esclavage devrait à cet égard récompenser Alain Finkielkraut d'un prix Victor-Schoelcher pour sa récente contribution involontaire à l'avancée de ses revendications. « Qu'a fait la France aux Africains ? Que du bien ! Je rêve, sans doute, commente Françoise Vergès, vice-présidente. S'il y a eu certains effets positifs de la colonisation, et il y en a eu bien sûr, il faudrait commencer par souligner qu'ils étaient bien involontaires...Que je sache, les esclavagistes n'ont pas investi les Antilles par philanthropie. » Enseignant la philosophie politique à Londres, cette proche du poète Aimé Césaire conclut, elle aussi, à une crise profonde des élites françaises. « Ce qui me frappe surtout, c'est la peur panique. La trouille incroyable qui se dégage de tout ça. » Rien d'important ne s'est jamais communiqué en ménageant un public, disait Guy Debord. Rien d'important ne se communiquera plus, en tout cas, en ménageant une intelligentsia française qui tourbillonne désormais dans la nuit et achève sa consumation mentale dans le feu des banlieues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Editions La Fabrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aude Lancelin&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-113425572665303709?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2005/12/finkielkraut-taguieff-adler-et-les.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19700437.post-113407545499965904</guid><pubDate>Thu, 08 Dec 2005 20:56:00 +0000</pubDate><atom:updated>2005-12-10T23:49:51.166+01:00</atom:updated><title>Quelque part quelqu'un - Henri Michaux</title><description>«Quelque part quelqu'un est chien et aboie à la lune&lt;br /&gt;Quelqu'un est né chinoise et maintenant elle a dix-sept ans&lt;br /&gt;Quelqu'un c'est une blonde et sa soeur est vive, véritablement pétulante&lt;br /&gt;Quelqu'un son père est highlander&lt;br /&gt;Quelqu'un... et puis ça lui a retenti sur les reins et maintenant fini, il dit qu'il aime autant mourir à l'hôpital&lt;br /&gt;Quelqu'un il a de grosses solives à sa maison&lt;br /&gt;Quelqu'un, il veut encore un peu de crème. Mais l'autre quelqu'un, c'est l'existence de Dieu qui le chipote&lt;br /&gt;Quelqu'un vient d'avoir un moment de fierté qu'il expiera durement&lt;br /&gt;Quelqu'un, il pleut&lt;br /&gt;Quelqu'un, cette fois il pleut fort&lt;br /&gt;Quelqu'un les gens d'à côté rentrent à l'instant&lt;br /&gt;Quelqu'un il n'y a pas eu de brise aujourd'hui, et la houle de fond est encore forte&lt;br /&gt;Quelqu'un, il pleut toujours ; mauvais pour le toit&lt;br /&gt;Quelque part, quelqu'un renaît insecte, se nourrissant d'excréments tout le jour, ses antennes trempant dans la substance fétide ; essayant de se souvenir d'une vie antérieure, malgré lui, il songe à une future quand les excréments seront plus copieux et plus uniformément répandus de manière qu'il y en ait pour tous&lt;br /&gt;....»&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19700437-113407545499965904?l=www.asynchrone.info%2Findex.htm' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.asynchrone.info/2005/12/quelque-part-quelquun-henri-michaux.html</link><author>noreply@blogger.com (Low)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item></channel></rss>